Les ustensiles de cuisine
un grand pot', un pot-a-thé \ une poêle2, une tortière 3, une coquemard 4, et, à côté, pour laver les plats, une petite bâille 5. On faisait, quelquefois, cuire les torteaux, même le pain, dans la -cendre bien chaude de la maçonne 6, l’hiver.
L’été, c’est le four qui régnait 7 ; non pas le four ban il du seigneur ; mais le four particulier, chaque cultivateur ayant le sien propre, en hommes tout a fait libres qu ils étaient tous. Les enfants apportaient des ripes 8 et des écopeaux 9 pour l’allumer ; on en enlevait les charbons et la cendre avec un guipon 10.
Les bons pains dorés ! Les bons torteaux qu’on en tirait ! Il y en avait pour toute la semaine, d’une seule fournée.
Le beurre était en abondance : il y avait toujours une battelée1 11 -qui attendait, dans la baratte.
Nulle part au monde il ne se faisait de meilleure omelette 1- au lard qu’en Acadie.
Les habitants 13 du mêmequartier delà parouesse,u s’entendaient taitement pour ne pas faire boucherie 15 , en même temps, afin «l’échanger entre eux le morceau clu voisin. Grâce à cette, coutume où il entrait discrètement beaucoup de religion et de