‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 117 sur 179 · Gros torchon · texte numérisé non relu

Gros torchon

11. — Quantité de beurre que donne une barattée (pleine baratte). Les Canadiens disent une battée.

12. — Omelette. Amelette est la plus ancienne forme française du mot : “ Une amelette d’œus. ” Bibliot. des Chartes, xve siècle.

13. — Le mot habitant ne comporte pas ici la signification qu’il a au pays <le Québec. L’habitant canadien est le fermier d’Acadie.

14. — C’est l’ancienne manière dont paroisse se prononçait en France.

15. — Faire boucherie, c’est tuer un cochon, ou une bête à corne.

fraternité, la viande fraîche ne manquait en aucun temps de l’année, même sur la table du pauvre, s’il y en avait. C’était toujours de bons morceaux qu’on choisissait. Ils se montraient glorieux 1 là-dessus, surtout les crêyatures1 2 3; c’était à qui en enverrait le plus beau à son voisin.

Rien n’était perdu de la bête, goret ou bœuf5, qu’on abattait. i haudin 4, ventrêche °, pigrouin 6, ferçure (fressure), ainsi que tout ce qui pouvait faire des graillons7, étaient utilisés.

Pour des raisons de bonne économie domestique, on tuait laiement, ni les aigneaux8, ni les veaux, ni les neuillasses 9 10 * 12 13. On trouvait préférable de les laisser profiter 10 jusqu’à leur complète ■croissance. Seuls les bœufs, et les vaches neuiïlères 11 étaient •abattus. Les bonnes vaches à lait, celles dont le remeuil 12 était opulent, n’allaient à Vabattouer 13 qu’arrivées à l’extrême vieillesse de huit à dix ans.

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