‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 127 sur 179 · Pubère · texte numérisé non relu

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Quand, à la grand demande \ un prétendant est refusé par la jeune fille, il attrapée la pelle, et ne s’en vante pas. S'il a tant si peu de génie il ne se risquera pas au ridicule de se faire éconduire, surtout si sa maîtresse 4 lui a fait naître 5 qu’elle en préfère un autre.

Les nouveaux époux allaient généralement habiter, la première année, avec les parents du marié. Cela leur permettait de se construire une demeurante ,b parents et voisins leur donnant un coup de main.

Les noces se faisaient chez le père de la mariée, où l’on dansait, sous 1 œil des parents, les vieilles danses de France, aujourd’hui joliment oubliées, si le prêtre1 2 3 4 5 6 7 8 ne les défendait pas trop sévèrement.

Le lendemain, la parenté et tous ceux des amis qui en étaient piies, se rendaient cheux le pere du marié, où la noce se continuait. C était le raccroc 9. Le plus souvent, le curé, toujours convié, allait bénir le dîner, qu’il partageait, après quoi il se retirait discrètement. Pieuse coutume, qui rappelle le dîner des noces de Cana.

L’honnêteté

Le lat:n dans les mots brave l’honnêteté ;

Mais le lecteur français veut être respecté,

nous dit Boileau - Despréaux.

Sans aller jusqu’à la pruderie, le causeur acadien pousse loin la chasteté du mot. Ceci me semble, chez eux, une vertu acquise, développée par la prédication et l’exemple de leurs mis-

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