‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 139 sur 179 · De l’anglais tansy, genre tanacetum · texte numérisé non relu

De l’anglais tansy, genre tanacetum

12. — Qui est peut-être l’herbe aux coupures de France, la grande consonde, ou l’orpin.

13. — Le grand chemin principal, entretenu par la corvée commune.

14. — Rouleaux de bois rond, roulons en vieux fr. “Et s’étaient fortifiés de roulliz (tronc d’arbres) et de bois coupé, etc. Froissard.

Les premiers établissements français n’avaient pas de chemins carrossables pour les relier entre eux. Pour se rendre à Port- Royal, à Beaubassin et aux Mines, il fallait traverser de longs portages 1 2 3 4 à son pied, 2 ou à selle, 3 à moins que l’on ne prit par eau.

Les communications n’étaient guère meilleures, l’hiver, sauf sur la glace, lorsqu’elle était suffisamment gelée pour porter chevals 4 et voitures.

Le long du chemin du roi, lorsqu’il a beaucoup neigé et poudré 5, il se fait des houppées 6 * 8, et, après les pluies et dégels, il y a les drives ' . Par des chemins pareils, il est plus prudent de sortir en traîne 8 qu’en cariole 9 10 11 12. La traîne étant plus solide, est préférable aussi, quand les rouins 10 sont creux et que les paumelles1 1 plongent jusqu’à la fonçure 12 ; elle résiste mieux aux assauts.

1. — Les Canadiens diraient “ faire de longs portages. Le mot portage signifie plutôt, aujourd’hui, en Acadie, un bois qu’il faut traverser, à pied, ou en voiture.

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