‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 168 sur 179 · Ancien costume des femmes acadiennes · texte numérisé non relu

Ancien costume des femmes acadiennes

2. — “ Dans les doutes de la langue, il vaut mieux, pour l’ordinaire, consulter les femmes et ceux qui n’ont point étudié, que ceux qui sont bien savants en la langue grecque et latine ”. (Vau gel as).

3. — “ Les locutions dites vicieuses ne se sont pas formées suivant d’autres procédés que celles des langues classiques. ” Dauzat, Langue française.

condamnait Vau gelas ”, c’est-à-dire les mots “ sans bas et sans perruque, ” dont parle Victor Hugo.

Ces mots dédaignés par les Précieuses, repoussés par les aristocrates de la langue, rejetés par les lexico graphes, montent aujourd’hui, avec la démocratie universelle. Nous les verrons bientôt, en compagnie du Paysan du Danube , s’asseoir familièrement à côté des mots grands seigneurs les plus manchettes, les mieux poudrés ; les coudoyer, les déloger même, s’ily a double emploi, et les reléguer au second plan.

C’est à eux, les derniers venus, ou plutôt revenus, qu’Horace songeait, quand il disait aux Romains : Multa renascuntur quœ jam cecidere verba.

Le patois disparait, en France, devant l’instruction obligatoire. .Les "vieilles locutions françaises, si alertes, si vives, si imagées, s’en vont aussi, tant en Acadie qu’au pays de Québec, chassées par je ne sais quel souffle exotique.

Recueillons les avec un soin extrême ; conservons les toutes pieusement,

Car chaque mot qui part etet une âme qui meurt. K

1. D'un poète canadien dont je ne me remets plus le nom. Fénélon aussi voulait qu’on ne laissât perdre aucun mot.

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