‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 45 sur 179 · Il m’advint ïaultre jour ” Montaigne, xvie siècle · texte numérisé non relu

Il m’advint ïaultre jour ” Montaigne, xvie siècle

“ Par luy je reçoy souvent froit et chault ”, Charles d’OrléanS xve siècle.

“ Qui s’armait de gueules à trois J aulx d’or. ” Froissar, xve siècle.

“ De f aise lei (fausse loi) que Deus nen amat onques ”, Chanson de Roland, xie siècle.

“ Ha ! faulse envie, que tu as basty, etc. ” Bouci, xve siècle. “Et fais chasteaulx en Espaigne ”. Ch. d'ORLÉANS, xvie siècle

ture et la prononciation de tous ces mots et d’une foule d’autres,, il faudrait faire une incursion dans le domaine de la linguistique pure, et suivre, d’étape en étape, l’évolution de la syntaxe française, depuis le patois militaire latin dont elle sort, jusqu’à la première apparition, en 1694, du Dictionnaire de l’Académie. Ce gérait élargir hors de toute proportion le cadre déjà tropagrandi de cette étude.

Suffise de rappeler le plus brièvement possible, que les substantifs, adjectifs, pronoms, participes, etc., de la langue française dérivent en règle générale, du cas régime, ou accusatif latin, avec la seconde déclinaison en us pour type, et non du cas sujet, ou nominatif. Mur, cheval, au singulier, viennent demurum, caballum, et non de murus, caballus. Le pluriel français s’était également formé sur le modèle de l’accusatif pluriel latin,. muros, donnant murs, et caballos, chevaux, ou plus exactement chevaus, Yx que l’on trouve, en vieux français, dans chevax,. n’étant, sous la plume des scribes d’autrefois, qu’un signe abréviatif, mis pour us et non, comme il arrive aujourd’hui, un substitut pour s. Quand l’Académie écrit des chevaux, c’est réellement cheva-us qu’elle écrit.

Aux xme et xive siècles, la langue française avait encoredeux cas, le nominatif et l’accusatif, la seconde déclinaison parisyllabique du latin servant toujours de type.

Parce que le nominatif singulier des parisyllabiques de la seconde déclinaison latine, Deus, murus, fongus, caballus, setermine par un s, et que les accusatifs pluriels de ces mêmes mots, Deos, muros, fungos, caballos, appellent également un s final, le français, à l’imitation du latin, mit un s à la fin de presquetous les mots, tant au singulier qu’au régime pluriel. 1

Il en résulta, pour la langue écrite, une grande confusion, dont elle ne s’est jamais complètement affranchie, et qui rend les auteurs français de cette époque plus malaisé à entendre que-, ceux qui ont écrit en bas-latin.

1 • — En anglais, les verbes prennent un s final à la troisième personnesdu singulier : lie loves, J ohn cornes, etc. Cet s tombe à la troisième personnepluriel : they love, etc.

Oi, pour faire 1 application de cette règle aux mots français termines, dans les traites de grammaire d'aujourd’hui, en al et en aux : cheval, dérivé de caballum, devrait s’écrire régulièrement, au singulier, un chevau1 et, à l’accusatif pluriel des chevaus.

La consonne l que nous trouvons dans chevals, n’y entre, ou n’y est restée, que pour rappeler 17 de caballum, dont elle dérive. Dans la langue parlée, elle se fondait avec la voyelle a dont elle était précédée, pour se vocaliser en au, l’s de aus n’étant lui-même qu’une relique étymologique atone. Ni 17 médial, ni l’s final, ne se faisaient entendre ; l’un et l’autre s’étalant pour les yeux.

D’où il suit que, de quelque manière qu’on le trouve épelé, avec ou sans l, cheval se prononçait chevau, tant au singulier qu’au pluriel : un chevau, des chevaus 2 .

Le peuple de France, ou d’Acadie, qui dit un animau des animaux (orthographe officielle) parle comme on parlait dans la banlieue de Paris, au moyen-âge, et comme on a continué d’y parler, jusqu’au xvue siècle. Avec le gamin de Paris qui dit encore aujourd’hui un animau, l’habitant du Berri et celui de la Bourgogne disent mon chevau, le picard mon kevau et le Wallon belge, mon chevâ, ou mon chivâ. Les Acadiens ont dit, apparemment, mon chevau, un chevau, etc., avant de dire, comme aujourd-hui, mon cheval, un chenal, amiral,3, fanal.

La même règle peut s’appliquer à château, tonneau, marteau, appareil, etc., c’est-à-dire à la presque totalité des substantifs terminés, aujourd’hui, en al, el, eil, euil, eau, au, eu, que nous prononçons, ici, de la même manière au pluriel qu’au singulier. Il y a gros à varier que telle était également la manière de prononcer ces mots dans l’ancienne langue.

Les Acadiens disent aussi un écureau (écureuil), des êcureaux,

1. — “ Puisque il sont as chevals et as armes ”, Chanson de Roland.

2. — Le français a conservé de l’ancienne langue chevau-léger, qui non seulement se prononce, mais s’écrit de la même manière au singulier qu’au pluriel : un chevau-léger, des chevau-léger s. 11 n’y a pas ici à se méprendre.

3. - — Amiral a donné le nom propre Amirault, où 17 est muet.

un chevreu (chevreuil) des chevreux, un bocau, des bocaux. 1

L’usage populaire demandant l’uniformité de son final entre les pluriels et les singuliers, dans les mots tirés du cas régime latin ellum, allum, ellos, allos, s’est maintenu dans un certain nombre de substantifs et d’adjectifs de la langue officielle. L’Académie sanctionne, au pluriel, bals, chacals, pals, napals, régals, carnavals, etc., parmi les substantifs, et fatals, finals, etc., parmi les adjectifs. C’est le pluriel acadien chevals, presque réhabilité. 2

D’un autre côté, boyau, tuyau, noyau, etc., suivent, à l’Académie française, la règle du gamin de Paris et du fermier acadien, qui disent un animau, des animaux. De fait, il n’y a pas dans tout ceci de règle, à proprement parler ; il y a d’un côté, l’euphonie, la consonnance, l’uniformité, recherchées par le peuple et, de l’autre, l’arbitraire, imposé par les pédants. 3

La consonne m, a conservé, en Acadie, le son nasal que lui donne l’Académie, son inarticulé, incolore, éventé, dépourvu de timbre musical.

Il est à remarquer que non seulement m, mais n et presque toutes les consonnes, tendent à s’amuisser en passant du latin au français.

La plupart même, à la fin de certains mots, tombent tout à fait, deviennent atones, comme c dans tabac, f dans cerf, g dans

1. — Un bocau signifie une grosse barrique, en Acadie : un bocau de mêlasse. On a écrit bocal, bocar, jusqu’au xvue siècle, d'où une longue discussion entre les savants. Ils n’admettaient, pas bocau. Bocau a dû, cependant, exister, au moins dans le langage dialectal, quoiqu’on ne le retrouve guère dans les écritures. De même qu’il y eut arsenal, arsenac, arsenâ, estomal, estomac, brancal, brancar et brancâ, il doit y avoir eu boca ou bocau parmi le peuple. Les Acadiens, en tous cas, ont importé un bocau et des bocaus de France.

2. — “ Le peuple dit encore à Paris : . . . des amirals, des caporals, et dans certains milieux encore plus illettrés, des journals, des œils. ” Dauzat.

3. — Le français académique est rempli d’incohérences, dues aux tâtonnements des grammairiens cherchant leur voie, dans les fouillis des als, des els, etc. A côté de cou, (du latin collum), nous trouvons col, faux-col, collet, colporter, décoller ; à côté de fou : folle, affoler, folâtrer.

bow g, l dans gentil, r dans dîner, s dans je suis, t dans benet, x dans feux, z dans assez. Pour qu’elles sonnent, il faut les doubler!

Plusieuis de ces consonnes finales avaient déjà, dans le baslatin, une tendance à s’effacer, notamment m, qui, dans les accusatifs, ne s entendent plus guère : rosam, faisait rosa, murum donnait le son de muru.

Le latin liturgique de 1 Eglise a conservé sa pleine sonorité à 1 m final des noms propres pris de l’hébreu (langue hiératique intangible). Le m de Abraham se nasalise quelquefois, en Acadie 1 et donne le son de n, comme dans le village des Abrans, à l’île du Prince-Edouard.

En France, où nous avons pris cette prononciation, on disait, au xvne siècle, Bethléan, pour Bethléem. Aman est un autre exemple d’une consonne hébraïque sonore, nasalisée en français.

La consonne nasale n se prononce, ici, comme en France ; mais, en France, elle a longtemps été en butte aux assauts de la consonne g, qui, se collant après elle 2, lui a souvent communiqué ce que les linguistes appellent une nasalité mouillée ou forte.

Rabelais nous parle “ d’un coup de poing sur l’échine ” ; de son gaing ; il ne veut ne Vung ne Vautre ; ung chacun ; Vung plus loing. ”

D’Aubigné nous dit, dans ses Mémoires, qu’il “ a passé la Drougne ” (pour la rivière Droune) ; “ qu’il seroit besoing ” ; “ qu’il avait desseing ” ; “ qu’il était couvert de soye par le gaing de sa cousine ”, etc.

On trouve dans Montaigne - — je pourrais sur la nasalisation forte de 1 ’n, apporter le témoignage de vingt auteurs — témoing, besoing, soing, loing, des-daing, desseing, du proufit et du gaing, etc.

Le nom propre Montaigne lui-même n’est que le doublet de

1. — Nous faisons, aujourd’hui, sonner Vm du nom propre Abraham ; mais cette prononciation est due à des influences récentes.

2. — Manière acadienne de dire à elle, mais propre, ici, puisque le g parasite suit 1 ’n.

Montagne, ces deux vocables jumeaux représentant deux nasalités différentes du mot antique montain 1, tiré du bas-latin montaneuvi.

Jean de Meung, le continuateur du Roman de la Rose, et Meung-sur-Loire, où il est né, me paraissent fort apparentés au comté de Mun, qui vient de mourir.

Au xvue siècle, Maigret propose de supprimer le g “ en tous vocables, esquelz nous le faisons final, comme ung, chacune/ f besoing, etc. ”

Le décret grammatical de divorce entre n et g arriva trop tard, au moins pour un certain nombre de vocables, qui continuèrent à vivre de la vie commune, et dont l’Académie s’est vu forcée de légitimer l’alliance.

Signalons parmi ces alliances libres que légitime l’Académie française, mais qui ont laissé une progéniture mal assortie : Allemagne, dont les habitants sont des allemands (épelés quelquefois allman, hommes de partout) ; Champagne, qui a laissé Champenois 2, compagnon, compagne, compagnie 3, défiguration de compain, cum, partis, celui avec lequel on partage sa dernière croûte et dont les écoliers ont fait copain ; Bretaigne, pour Bretagne, d’où viennent les Bretons, Brittain en anglais ; bain, d’où nous vient baigner et baignoire ; craigmt, qui est formé de craindre ; malin, maligne 4 ; bénin, benigne, etc.

La lutte, terminée en France à la première apparition du

1. — Les Acadiens, à côté de montagne, disent des montains, ce dernier vocable signifiant une étendue de montagnes. Les Anglais ont conservé mountain, qu’ils tiennent des Normands.

2. — Champagne, campagne, campiegne, dérivés du mot campania, dont campum est le radical. Campania a donné proprement Campan, nom de la belle vallée de l’Adour, dans les Hautes-Pvrénées.

3. — Nous disons plutôt compagnée : bonsir la compagnie. On trouve compagnie dans les auteurs anciens. “ Il se faisoit aimer et admirer à la compagnie. ” D’Aitbigné. Les Anglais ont gardé company, prononcé commpené.

4. — Nous disons malin au masculin, et maline au féminin. On trouve maline dans La Fontaine. C’était la bonne manière de dire, au xvie siècle parmi le peuple.

Dictionnaire de l’Académie, entre Vn final dégagé d’incrustations étrangères et 1 ’n agrémenté d’un g parasitique, se continue parmi les Acadiens.

La prononciation presque universelle des mots terminés en

mn> m> est celle <lu Conservatoire : main, anclain, examen, pain, besoin, etc.

Alais dans certaines localités du Nouveau-Brunswick et de l’ile du Prince-Edouard, 1 on entend, comme on entendait dans le dialecte bourguignon et picart, aux xvie et xvne siècles, et même plus tard : desseing, mataing, dedaing, etc., pour dessein, matin, dédain, etc.

L Académie Française veut que l’on dise et écrive gain, malgré les vieux auteurs qui disaient et écrivaient gaaing, gaing. Nous disons gagne : il y a du gagne à faire dans cette entreprise. Qui a raison ? l’Académie, sans doute ; quoique, pour former le verbe gagner, elle ait dû rbvemr au substantif gagne, aujourd’hui condamné et perdu en France, mais conservé parmi les Acadiens. 1

Fait assez curieux, à côté de gâgne, nous avons regain, prononcé redjain. Ces deux mots sortent d’un même radical, qui a signifié d’abord pâturage, puis profit tiré de la

moisson.

La nasalisation de Vn et de 1 ’m donne un son vide de timbre. Ln auteur dont j’oublie le nom, la comparait au grognement ■d’un cochon.

Aux oreilles étrangères, dans tous les cas 2, gagne sonne plus musicalement que gain et montagne, ou montaigne, que montain Mais on ne refait pas une langue classique. Celle de France a été -arrêtée trop tôt et trop arbitrairement dans son développement, voilà tout.

Paris avait, autrefois, peut-être l’a-t-il encore, ce que les classificateurs de la langue appellent le g épenthetique : cri-

1. — Montaigne, plus logique, nous donne gaigner, qui est formé du .substantif gaing : “ Que l’auteur puisse gaigner cela. ”

2. — Nous disons “ dans tous les cas ” pour “ en tout cas ”. En tout •cas se dit ici pour “ en cas ” : En tout cas qu’il vienne.

gnière, magnière, bagnière, magnier, crêmagnière, pour crinière -, manière, etc. Ce gn médial épenthétique s’entend encore dans ces mêmes mots, en Acadie. Il détonné, aujourd hui, et fait sourire les lettrés, parce qu’on ne le trouve pas dans les dictionnaires ; et parce que, de parisien qu’il était, il est devenu provincial. Le même son, cependant, plaît aux oreilles dans mignon,, pignon, oignon, chignon, rognon, moignon, compagnon, paice qu’il est reconnu dans le langage officiel et que nos oreilles y sont habituées.

Dans signe, signifier, signification, insignifiant, magnifique, le g s’entend à peine, ici. C’est presque comme si nous disionssine, sinifier, manifique. Le g epenthetique tend ici à s effacer en Acadie, pendant qu’il demeure en France. La Font line a quelque part, assiner, pour assigner, et les Berrichons disent comme nous, sine, pour signe. Chez les Anglais les mots assignée, assigner , que leur jurisprudence a gardés du franco-normand, se prononcent assinnee ( assini ), assinor.

Nous disons aussi, indifféremment, maingre et maigre. L’ancien français avait meingre pour abattu, faible, et La Fontaine écrit mingrelet pour maigrelet. Là où les décret de l’Académie n’ont pas été promulgués, chacun fait à sa guise ; et la conscience populaire des Acadiens n’est pas troublée par des décrets qu’elle n’a jamais connus.

On trouve aussi, chez nous, quoique assez rarement, des exemples de ce que les linguistes appellent l’n pincé : dint, pour dent. Les quelques familles acadiennes et canadiennes, où cette prononciation s’est perpétuée, viennent apparemment de la Picardie.

Certains auteurs du xvie siècle ajoutent quelquefois un n à Vi final du mot, et disent; comme Montaigne : “ J’apprins ”, ainsin, etc., pour j’appris, ainsi. Cette finale est inconnue en Acadie, et au Canada, quoique nous le trouvions dans Jacques-Cartier : “Nous congneusmes que ce sont gens (les. Sauvages de la Baie-des-Chaleurs) qu’in seront fassiles à convertir. ”

N remplace l, assez souvent, comme dans : n’on dit pour l’on dit, nune part pour nulle part ; caneçon pour caleçon ; “ n’y

a longtemps que j taime, ” pour il y a longtemps. L’on trouve nantille, pour lentille dans le pays de Québec 1.

La consonne n s’ajoute comme préfixe à certains mots, peutetre pour raison d’euphonie : nonglée pour onglée, ou V onglée Nanette pour Annette.

M. de Montigny (La langue française, p. 143), a entendu cerne pour cercle, chez ses compatriotes canadiens. Les Acadiens disent le cerne de la lune ; la lune est cernée. Le mot a été conservé dans la langue académique.

Je ne connais pas d’exemple où la prononciation du p, soit initial, soit médial, soit final, différé, en Acadie, de celle qui est reçue à l’Académie française.

Q, dans 1 alphabet français, est, si l’on peut dire, une consonne surérogatoire, et Vu, dont il est invariablement suivi, et avec lequel il entre en combinaison, ne produit aucun son propre. Qua-nd équivaut à hant, et qui à ki.

En français de France, devant une voyelle, devant toutes les voyelles, qu donne toujours le son dur du k, qui est aussi celui du c devant a, o, ou, u.

Il n’en va pas tout à fait ainsi en Acadie.

Dans qualité, quand, quasiment, quatre, c’est-à-dire lorsque qu est suivi d’un a et celui-ci d’une consonne, la prononciation est la même ici qu’en France ; mais si l’a est suivi d’une voyelle, il s’adoucit, et shuinte fortement : quai (je ne connais pas d’autre exemple) se prononce tchai, qui est le son italien du c

1. — Le Parler français, sept, 1916. Nunre part s’entend aussi chez les quelques Canadiens pour nulle part.

“ Quand n’on veut (pour l’on veut) tuer son chien, no dit qu’il est enragé, ” est un dicton normand. N se substitue quelquefois à l, chez les Jersais également. “ Il est déjà malade ; peut-être qu’in (pour qu’il) en moura. ’* M. Barbeau, Chansons populaires du Canada.

dans cicerone, ou celui du c latin, prononcé à l’italienne dans pace h

Suivi d’un e muet final, qu se prononce, en Acadie, comme en France : que, quoique.

Si cet e muet est, à son tour, suivi d’une ou d’autres voyelles, le son devient chuintant, comme dans queue (je ne trouve pas d’autre exemple) qui se dit tcheue.

Qu shuinte également, si c’est un l, un m, un s, ou un t, qui suit Ve muet : quelquefois se dit tcheuq’fois (par la chute de VI) quémander, se dit tchémander, question, tchestion et quête, tchête .

Nous prononçons, comme en France, les mots où que est suivi d’un r ou d’un n : quenouille, querelle, etc.

Qui, seul ou suivi d’une consonne quelconque, se prononce comme le ci italien dans cicerone : tchi, tchille, tchinze, tchitter , etc., pour qui, quille, quinze, quitter.* * 3

Suivi d’un o, ou de la diphtongue oi, le son reste dur comme en France, quelle que soit la voyelle, ou la consonne qui suive : quolibet, quoi.

Finales en er, ir, et ur

La consonne r, lorsqu’elle n’est ni grasseillée, ni roulée, donne le même son, partout où se parle la langue française. A la fin des substantifs et des adjectifs, elle est tantôt muette : berger, carnassier, et tantôt sonore : hiver, amer.

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