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Ouverture béante dans la glace

7. - — Grandes mares liquides laissées libres par les glaces.

8. — Epan'dre. Le français a gardé l’adjectif épars. Se disait aussi espaler, dans l'ancien français, par le changement fréquent de IV en l. Du latin spargere.

9. — Par analogie avec le salange des marais salants. Du radical latin sal.

des Anglais, s’appelle du joli nom de frazil, prononcé frazi, en Acadie. Aux Iles-Madeleine, on appelle frazel la gelée blanche qui givre les arbres.

Les rivières, pour la plupart, gèlent de bord en bord, 1 hiver, et aussi les lacs et les baies de peu d’étendue. Mais le long des côtes baignées par l’océan, la glace ne s’étend qu à une certaine distance du rivage. Cette ceinture de glace c’est le bordage. Aux Iles-Madeleine, on l’appelle le débaris.

Le bordage, sous l’action des vents et des marées, se brise souvent et se fractionne en blocs de glace qui s’empilent les uns sur les autres. Ces amoncellements sont des basculis. Le mouvange 1 se fait au printemps, sous la poussée du vent et des marées.

C’est avec des blocs de glace que les chasseurs à l’affût du gibier de mer font des gabions1 2, auprès des dégelis, le printemps, et derrière lesquels ils se cachent. Il s’en fait aussi avec des branchailles 3 recouvertes de neige et de tout ce qui peut leurrer le gibier aquatique.

La Forêt

La nature primitive couvrait l’Acadie et toute l’immense étendue du Canada d’un manteau vert, tapiné 4 de lacs grands et petits, et ceinturé de rivières petites et grandes.

En forêt, les Sauvages, les Acadiens, et les Coureux-de-bois 3 4 5 Canadiens se servaient, l’été, pour passer d’une rivière à une autre, ou à un lac, quand la distance n’en n’était pas trop longue, de légers canots d’écorce, qu’ils portaient sur leurs robustes épaules.

1. — En Acadie comme au Berri, l’on dit mouver au lieu de mouvoir. Les Anglais nous doivent ce mot : to move, prononcé mouve.

2. — Terme militaire, paniers dans lesquels les assiégeants se cachaient.

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