Amas de branches coupées, branchages
4. — Tacheté, pigloté. Nous disons aussi, avec les Canadiens, pivelés.
5. — Nom donné à ces intrépides découvreurs canadiens, véritables chevaliers errants de la forêt, qui, moins de cinquante ans après l’arrivée de Champlain, avaient déjà, avec les missionnaires, exploré presque tout le nord de l’Amérique.
C est de là que vient le mot portage , clans le sens que lai donnent les Canadiens.
L Acadie n a pas connu les véritables coureux-de-bois. Un Portage , ici, c’est toute forêt, tout bois quelconque, que' l’on icncontie le long des routes. Les Anglais nous ont pris ce terme.
Le portage net ait pas inconnu, en France, au temps de Louis XIII ; mais c'était et c’est encore, un terme plutôt maritime. Aux Iles -Madeleine, le mot s’applique à tout cours d’eau, ou passage gelé, qu’on peut franchir en traîne. 1
Les coureux-de-bois laissaient, quelquefois, par précaution, clans des endroits secrets et sûrs, le long des routes, des provisions ou des amunitions 2 pour le retour. Ces dépôts s’appellent des caches.
Afin de pouvoir retracer leur chemin, et pour ne pas s'écarter 3, ceux qui s’aventurent en plein bois font, en passant, une entaille particulière aux arbres. Ces entailles, qui marquent la route à suivre, s’appellent plaques ; une route plaquée est tout aisée à suivre.
On se sert, aujourd’hui, d’arbres plaqués ( blaised , en anglais) plus particulièrement pour tracer les lignes 4 séparant les terres en bois debout et marquer le trécarré 5,
Toute terre était boisée, à l’exception des rnammequais, des margoulis, des mocauques, des platiers, des platains, des plaines , des barachois, des plaines, des dunes, des marais et des baissières 6
Les essences d'âbres 7 étaient, pour la plupart, les mêmes que celles de France ; pins, sapins, cèdres, érables, hêtres, merisiers, bouleaux, cormiers, coudriers, saules, etc.