‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 64 sur 179 · Bois slur pied · texte numérisé non relu

Bois slur pied

faut abattre à la hache pour faire de la terre neuve \ Rude labeur e ent. Les abres abattus étaient ramassés en pilots1 2 et brûlés. Leia taisait un abatis ou un arrachis, puis un brûlis3 *, dans lequel es premières semences, du sarrasin, le plus souvent, ou des patates plantées par fosses, étaient jetées. Ce défrichement était un clairon, un premier désert5. Quand les troncs d’arbres

étaient un peu pourris, il fallait les échoucher 6, travail le plus dur de tous.

Toutes les essences y passaient, le franc bois 7 * comme le bois mou ; le sain comme le cotti 9.

Ils laissaient, quelquefois, auprès des maisons, pour servir d’ombrage aux animaux10, l’été, et d’abric11 *, l’hiver, une bouillée d’érables, ou de sapins.

On cochait i3 * les érables, le printemps, pour le sucre et le tamarin . Les enfants, plus safres, buvaient souvent l’eau d’érable à même le casseau15. Ils s’amusaient l’été, à prendre les aigrettes aux branches de sapin, ou, si c’était du sapin blanc 16 , à ramasser de la goume 17 , réputée très méclecinale. Ils faisaient

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