‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 79 sur 179 · A bonne portée de fusil · texte numérisé non relu

A bonne portée de fusil

12. — Gros oiseau aquatique. On le trouve dans l’Escarbot, dans Cartier, 1ère Relation, dans Denys. “ Il a la pointe des ailes noire, le ventre jaunâtre et le reste du corps blanc. ” O. A. dans le Parler Français.

13. — Le grand plongeur du Nord ; loon en anglais. Champlain enfait mention et aussi Denys.

étaient la ferzaie1, le bigre2, le sainglaude 3, le pic-de-bois 4, le bi orque 5 6.

L’une des chasses les plus estimées d’autrefois était la chasse à la tourte . Ce sport n’existe plus, parce que la tourte a complètement disparu.

Quand la poudre et le plomb manquaient — il faut bien vivre — on tendait des lignettes 7 .

Agriculture

La culture de la terre offre plusieurs termes étrangers à la langue officielle, dont quelques-uns me paraissent de bonne venue. L’homme des champs n’est pas, en Acadie, un cultivateur, comme en France, aujourd’hui, ni un habitant, comme dans la contrée de Québec : c’est un fermier. A l’origine, il tenait sa terre à ferme, du seigneur, tant en Acadie qu’en France. Les lois d’Angleterre ont fait de lui un franc tenancier, lui ont donné en propre la dîde 8 de sa terre. Il n’en reste pas moins un fermier, son propre fermier.

Nous avons les semences 9, pour les semailles, et la cueillette pour la récolte.

Quand le blé est mûr, il se métive 10, dieux nous ; et c’est un

1- — Engoulevent. C’est le même mot que frezaie, avec la lettre r changée de place. “ A serich-owl, ” dans Cotgrave. Du l. prœ saga, oiseau-augure.

2. - — Oiseau de nuit, difforme, de la famille des échassiers. Nom tiré du cri de l’oiseau.

3. — Pour saint Claude, le c et le g permuttant. C’est ainsi que l’on dit encore la Reine Glaude, pour la reine Claude. Un sainlaude, en Acadie, c’est un martin-pêcheur.

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