‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 82 sur 179 · Egaliser avec le haut de la mesure · texte numérisé non relu

Egaliser avec le haut de la mesure

le marchand. Celui qu on gardait à la maison était mis en sac, ou bien on Yépârait au grenier, pour sécher.

La baillarge et la seigle ", se traitent de la même manière que le blé. L aouaine ù, elle, se coupe à la faux, tout comme le foin.

Nous avons maintenant, comme tout le monde, la faucheuse, la lieuse, la ramasseuse, la chargeuse ; mais il n’en sera pas question ici : ce sont engins et mots nouveaux.

Le fauchage 4 est un des plus virils travaux de la ferme. De grands gars forts et robustes, se font quelquefois rouler dans cet art par de petits hommes frêles. Il faut savoir tenir son fauxmanche 1 2 3 4 5, bien prendre ses andains 6 7, bien repasser sa faulx, et ne jamais lui donner de morfil. Trois, quatre faucheux se mettent en rang. Gare aux premiers, s’ils ne peuvent pas garder leur distance!

Le foin est laissé en andain le temps de sécher ; puis il est mis en vante 7 et en muleron 8 9. Ensuite, on l’entre avec des charrettes à grands charretis. C’est un art difficile que de bien charger un voyage de foin. Il faut deux hommes, l’un pour donner à la fourche, et l’autre pour faire la charge. Une femme, un enfant suffit pour racler, c’est-à-dire, ramasser les râclures. Le voyage bien chargé, on le peigne au rateau, et on le perche solidement.

Quand la grange est trop petite pour contenir toute la récolte, ou qu'il n’y a pas de grange, après avoir amuleronnê 9 le foin, on le met en barge 10. Si, au lieu de foin doux, c’est du grand foin,

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