Le cou
du pays 1 ; niais, étant femmes, elles aimaient de préférence, quand elles pouvaient s’en procurer, quelque chose de plus élégant : de V indienne à carreaux, barrée ou picotée 2 ; du bombesetie 3 et surtout de la soie.
Elles portaient presque toujours une petite croix d’or, ou d’argent, suspendue au cou. Pour les pauvres, c’était une médalle1 2 3 4.
Comme pour toutes les jeunes filles des champs, le luxe des gants, l’été, était à peu près inconnu. L’hiver, cependant, elles en portaient pour se garantir du fnid. La mitaine était réservée aux hommes.
Pour coiffure elles mettaient, quand elles sortaient, un mouchouer, de couleur plutôt sévère. Mais, à la maison, quand elles n’étaient pas en cheveux, c’était, pour les jeunes, une jolie petite couejje à capuchon, ou à la brèche5. Pour les plus vieilles, une câline 6 7 *, noire ou blanche, ou un béguin. Les petits enfants étaient aussi coiffés d’un béguin.
Le fion 7 c’était d’avoir des pendoreUles 8 ; mais toutes n’en portaient pas. L’hiver, quand elles sortaient, elles mettaient un faituchon. 9
Jamais de sabots. Le comble de l’élégance c’était des souliers à la poulaine.
Moins compliqué encore que celui des femmes, le vêtement des hommes.
Des culottes 10 11 à clapet n, ou à braguette, une chemise en toile
1. — Etoffe confectionnée à la maison, au pays, par opposition aux ■étoffes importées.