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ronne, et on termine l'opération en éboulant environ detx pouces de terre sur les griffes (fig. 35). Les soins de culture sont : le sarclage et le binage. :
Tous les automnes, après les premières gelées et quand Ja végétation est arrêtée, on coupe ou on fauche les tiges à un pied de terre ; on déchausse chaque plant et on ne laisse sur la couronne qu’un pouce ou un Pouce et demi de terre (fig. 36). On fume en couverture au moins tous les deux ans, mais on ne met pas de fumier sur la Couronne, les tiges ayant été coupées exprès un peu longues au-dessus du sol pour empêcher le fumier de l’atteindre, ce qui occasionnerait la pourriture. L’asperge passe l’hiver ainsi découverte ; elle ne craint ni le froid ni la gelée.
Au printemps, on enfouit la fumure par un binage, on enlève avec précaution toutes les tiges sèches de le Couronne, et on butte chaque griffe individuellement ou tout le rang en un seul billon. La première année,
la griffe est couverte d'environ deux pouces ; la deu-
xième, on applanit le terrain, ce qui donne à la griffe une couverture de cinq à six Pouces. La troisième année, en vue de la récolte, on butte à un pied (fig. 37). Cependant, si l’on veut avoir des asperges vertes, on se contente du terrain uni, sans le butter, attendu qu’on les laisse pousser hors de terre pour les faire verdir.
Des fosses de huit pouces de profondeur au lieu de dix peuvent suffire aussi dans ce cas, à moins qu’on ne veuille se servir du sarcleur à Cheval et de la herse pour donner les soins de culture, car alors il faut que les griffes soient placées assez Profondément pour qu’on ne s’expose pas à les endommager.
NN