OIGNON
On cultive les oignons dans une terre plutôt légère que compacte ; assez souvent ils poussent bien dans les terres fortes naturellement très riches en potasse
(Fig. 70).— SEMOIR À BROUETTE.
qui est la base de l’alimentation de l'oignon, mais ils
réussissent mieux dazs les terres légères auxquelles
on aura fourni la même quantité de potasse et d’acide
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phosphorique. C’est donc avec raison qu’on les met dans la deuxième année d’assolement avec une addition de 800 à 1000 1bs de bonne cendre de bois à l’arpen!. ‘On laboure à l’automne. Aussitôt que le terrain est sec au printemps, on herse, on pulvérise les mottes et on sème à la fin d'avril, si c’est possible. Le semis se fait en place, ordinairement avec le semoir à brouette (fig. 70), en rayons distancés de douze à quinze pouces. Deux livres et demie à trois livres l graines suffisent à ensemencer un arpent. On peut aussi recourir à la plantation, pour une petite quantité ou pour des sujets d'exposition. On sème alors sur couche
(Fig. 71).— Orexonx.
et on met en place à cinq ou six pouces de distance, lorsque le plant a atteint la grnsseur d’un crayon. Le principal soin à donner est le sarclage que l’on fait à la main dans les rangs, et avec une houe entre les rangs. La houe “ Planet Junior ” (voir fig. 26) est un instrument très recommandable pour cette opération.
Certains auteurs prescrivent d’éclaircir les oignons
à trois ou quatre pouces en faisant le sarclage. Dans la grande culture, on peut se priver par là d’un tiers de sa récolte, 8i la terre est très riche, quelque nombreux que soient les ieunes plants, on peut les laisser. Les oignons s’enfonçant peu en terre, si vette terre leur fournit la nourriture nécessaire, prennent de la Place sur la largeur et forment des bouts de rangs ressemblant à une véritable tresse, ayant trois et même quatre bulbes sur la largeur du rang, la plupart d’une bonne grosseur (fig. 71). Si la terre est-moyenne ou pauvre, il y aura avantage à les éclaircir à deux ou trois pouces.
Au. commencement de septembre, si les oignons poussent encore en feuilles, et qu’ils ne laissent pas prévoir une matturité prochaine, on hâte cette maturité en courbant les tiges avec un léger rouleau (voir fig. 32) que l’on passe sur le travers des rangs et en le conduisant à la main. Lorsque les tiges sont sèches, les oignons sont mûrs, Aussi, est-il très important de les arracher sans retard, car le travail d’une seconde végétation commence déjà à s’opérer à l'intérieur de la bulbe, et si les germes ne sortent pas pendant qu'ils sont encore sur le champ, ils sortiront dans la cave ou dans tout autre endroit où l’on conserve les oignons. On les laisse sécher pendant quelques jours sur le terrain, on coupe ensuite les tiges et on les transporte dans un lieu sec et froid, ayant soin de n’en pas mettre plus de quatre à cinq pouces d’épaisseur.
L'oignon peut supporter une température très basse ; il ne gèle qu’à 28° Far. c’est-à-dire à 4 degrés au-dessous de la congélation de l’eau. Aïnsi, en lui donnant une température très basse, on l'empêche de pousser et, par le fait même, on le conserve plus facile. ment.
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