‹ Le probleme de l'educationChapitre 64 sur 98 · ïbid · texte numérisé non relu

ïbid

aliment en le mesurant de telle sorte qu'elle ait toujours l'envie et la force de le saisira »

Ainsi il ne s'agit que de mettre la volonté en état de s'exercer, que de lui en fournir les moyens; elle se forme insensiblement par raction, et, une fois formée ainsi et développée par l'habitude, elle prend conscience d'elle-même, revêt la forme réfléchie, ei devient la volonté proprement dite. Il n'y a donc pas opposition entre l'obéissance et la bonne volonté»; l'une rejoint l'autre; en s'emparant de l'activité spontanée, en la disciplinant, on jette les bases de l'activité volontaire. 11 n'y a pas non plus opposition entre la formation des habitudes particulières ou déterminations spéciales de la volonté et le développement de la volonté en général, car celle-ci à la longue sort et se dégage de celleslà, comme, dans l'induction, l'explication des faits ou la loi jaillit des expériences. Les difficultés théoriques ou abstraites que nous avions soulevées se trouvent ainsi, sinon résolues, du moins aplanies par une analyse exacte et complète des faits ; l'expérience pédagogique n'a pas finalement a en tenir compte, elle les résout, elle les fait évanouir.

Ces difficultés, à la réflexion, paraissent plus verbales que réelles. Il en est souvent ainsi en pédagogie : on dispute sur les mots, alors qu'on est prêt de s'entendre sur le fond des choses. On oppose, par exemple, Feirort à l'attrait, comme si l'un excluait l'autre, ou plutôt comme si Tun n'engendrait pas l'autre. Les partisans de la contrainte peuvent fort bien admettre que l'attrait joue un rôle en éducation, peuvent sans contradiction y faire appel et en escompter les effets.

Ils peuvent et logiquement ils doivent s'appliquer à rendre le travail agréable, s'il ne Test pas par lui-même.

Page 1