‹ Le probleme de l'educationChapitre 65 sur 98 · Êducalion progressive, liv. Vf, ch. vi · texte numérisé non relu

Êducalion progressive, liv. Vf, ch. vi

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Pour cela ils n'ont qu'à reconnaître Teffort, qu'à y applaudir toutes les fois qu'il se produit, et à proportionner toujours Féloge, non au succès, mais au mérite. «Les moindres efforts d'une intelligence faible doivent obtenir les mômes marques d'approbation que les plus rapides développements dans une plus forte. La certitude que des parents qu'il aime jugeront de tous ses progrès et en jouiront inspire à l'enfant ce zèle, cet entrain qui fait avancer \ » Chez l'enfant le besoin de sympathie est si grand que la tâche la plus rebutante et la plus ingrate lui devient agréable, quand elle lui vaut des éloges.

Mais, au reste, le travail n'est pas si dénué d'agréments qu'il ne se soutienne que par la sympathie qu'il rencontre. 11 trouve au contraire en lui-même son attrait, sa récompense. 11 plaît par cela seul qu'il est mené à bien. « 11 y a un jjlaisi?' à bien exécuter la chose qu'on fait indépendamment des regards des autres" />. Ce plaisir, c'est celui que l'enfant goûte dans toutes ses actions libres et spontanées. Le jeu qu'il aime est celui où il excelle, où il est passé maître : faire rouler un cercle, tourner une toupie, lancer une balle, sont des choses passionnantes quand on y réussit et par cela seul qu'on y réussit. Quoi qu'on fasse, on a du plaisir à le faire, si on le fait bien.

Et c'est le succès en lui-même qui plaît, non l'honneur qu'on en tire. Or il ne tient qu'à nous que l'enfant trouve dans le travail ce plaisir-là. Il suffit de lui ménager des occasions de succès, en ne lui imposant jamais une lâche trop longue ou trop ardue, disproportionnée à ses forces, à son talent, qui le décourage et le rebute. Le bon travail s'accompagne de joie, xif^c qiiod agis (fais bien ce que tu fais) est la devise des moralistes qui prêchent Tef-

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