‹ Le probleme de l'educationChapitre 67 sur 98 · Education progressive, liv. V, ch. v · texte numérisé non relu

Education progressive, liv. V, ch. v

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leur force n'est plus employée, où leurs amusements ordinaires ne leur suffisent plus. Alors ils prennent le besoin d'agiter, de tourmenter; ils impatientent ceux qui les entourent, et une humeur mal réprimée se manifeste chez eux et souvent, hélas ! chez nous-mêmes. L'étude est un calmant pour les nerfs, une ressource précieuse pour les rendre sages; elle dompte l'activité inquiète du caractère, en excitant celle de l'esprit ; comme elle suppose l'obéissance et les progrès de la bonne volonté, on réussit à mettre en jeu par ce moyen les vertus comme les facultés de l'enfance ^ . »

Mais ce n'est pas pour l'élève seulement que ces habitudes ont du prix. « Le respect pour les desseins formés et les heures convenues est un principe social sans lequel on ne peut jamais s'entendre avec ses semblables. C'est môme un avantage dans la solitude. Le retour régulier des mêmes occupations a un certain charme ; il produit l'effet du rythme en musique et marque avec douceur le cours du temps ^ » On arrive toujours à la même conclusion : l'effort est précieux, indispensable à tout âge : il en faut contracter l'habitude dès l'enfai.ce; au reste, il n'est pas en luimême pénible, ou il ne le demeure pas ; il n'exclut pas le plaisir; il a môme son charme propre.

Dès lors ne faut-il pas concilier les thèses pédagogiques que nous avons jusqu'ici étudiées à part et dans leur opposition : la thèse kantienne de l'effort et la thèse herbartienne de l'intérêt?

Tout d'abord il est aisé de montrer que les doctrines rivales sont forcées de se faire l'une à l'autre d'importantes concessions. Ahisi prenons W. James pour représentant de la seconde. Il reconnaît que «la j)lus grande partie du travail scolaire est, par la nature des choses, d'une espèce

1, Éducation prof/vessive, liv. V, cli. v.

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