‹ Le probleme de l'educationChapitre 82 sur 98 · W. James, Causeries pédagogique^!, p · texte numérisé non relu

W. James, Causeries pédagogique^!, p

l'éducation de la VOLONTE POSITIVE 283

ce qu'il exprime ainsi. « En admettant que la culture morale la plus parfaite trouve le terrain le mieux approprié, tout s'évanouira comme les sons d'une musique, et aucun effet ne sera durable si, aux accords de cette musique, les pierres ne se sont pas élevées en murailles, pour aménager au caractère, dans l'espèce de château-fort que constitue, pour ainsi dire, un ceixle d'idées bien déterminé, une demeure sure et commode ^ »

Nous n'avons pas à opter entre la théorie de Herbart et James et celle de M™^ Necker de Saussure ; car ces théories ne s'excluent pas ; à la base de Yidée de Herbart on retrouverait sans peine le sentiment, et on sait, d'autre part, que le sentiment évolue, se transforme en idée, se rationalise, se maximise, s'érige en principe. Au reste, que la volonté s'appuie sur les sentiments ou sur les idées, ou sur les deux à la fois, toujours est-il qu'on ne peut agir sur elle que par l'intermédiaire des sentiments et des idées, pour ne pas dire qu'elle est faite de sentiments et d'idées ; dès lors l'éducation du^caractère est avant tout la détermination des motifs d'action, ce qu'on exprime en disant qu'elle est concrète, réelle et positive.

La discussion qui précède pourra paraître toute théorique et, à ce titre, assez vaine. Nous allons montrer qu'elle comporte des applications pratiques.

A cet effet rappelons que l'éducation doit mener de front deux fins en apparence contraires : 1° sauvegarder la volonté, ne pas l'annihiler et l'affaiblir sous prétexte de la régler, mais au contraire, la développer, la porter à son maximupi d'intensité ou d'énergie [éducation formelle, négative et positive) ; 2^ lui assigner une tâche, l'engager dans des voies déterminées et spéciales, lui faire contracter

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