‹ Le régime lactéChapitre 13 sur 40 · LAIT BOUILLI · texte numérisé non relu

LAIT BOUILLI

h'ébullition, préconisée au Congrès de la tuberculose (1884) et par l'Académie de médecine en 1889 et 1890, a été généralement adoptée en raison de la sécurité qu'elle procure en détruisant les bacilles de KocJi, et son usage s'est rapidement vulgarisé, surtout dans la médecine infantile, malgré les objections qu'on a pu lui adresser. Reichman a, en effet, reconnu que le lait bouilli était moins facilement peptonisé chez l'enfant que le lait cru, et Laurent l'accuse d'entraîner des troubles digestifs hombreux et d'entraver les diverses fonctions physiologiques. C'est que l'ébullition à l'air libre, tout en réduisant notablement le

volume du lait, chasse les gaz qu'il contient et lui fait perdre certains de ses principes albumineux. Mais elle n'en resterait pas moins indispensable si nous n'avions trouvé dans la stérilisation un moyen de parer aux différents inconvénients, fortement exagérés, qu'on impute au lait bouilli. Loin d'accepter l'opinion de Laurent, qui le dénonce comme la cause des troubles gastro-intestinaux capables de préparer le terrain à la tuberculose, je dirai que les expériences poursuivies dans les crèches lui sont entièrement favorables, et qu'il constitue, nu contraire, un sûr garant contre les infections des voies digestives, dont il supprime les .principales. Thomas, de Genève, a même vu récemment des enfants tolérant mal le lait stérilisé en cas de dyspepsie intestinale, chez lesquels d'excellents résultats furent obtenus au moyen d'un lait qu'on avait fait bouillir pendant un quart d'heure à petit feu.

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