URÉMIE
texcrémentiliels retenus dans le sang afin d'entraver les ;accidents qui résultent de leur accumulation. Il faut? ipar conséquent, faciliter la dépuration urinaire, tout en - évitant de surmener le rein. Aussi, le lait devra-t-il être i donné par petites doses, à de courts intervalles, de I façon à obtenir l'ingestion de 2 à 3 litres par vingt- I quatre heures. On assurera l'antisepsie intestinale plus spécialement par l'administration des substances dont la décomposition n'amène pas la production de produits irritants pour le rein; le benzo-naphtol répond entièrement à cette indication.
Oîi comprend, d'après ces notions actuelles sur l'insuffisance urinaire, comment les symptômes urémiques qui surgissent souvent au cours de Vidère grave peuvent subir une atténuation très notable par le régime lacté quand ils sont dus en partie à des lésions rénales entravant l'élimination des toxines. Le lait s'adresse alors à la fois à l'insuffisance hépatique et urinaire, dont il arrive souvent à enrayer les manifestations redoutables. Et c'est par un mécanisme analogue que se produisent en partie les bons effets de ce régime dans tous les processus infectieux, intéressant à des degrés variés le fonctionnement du foie et des reins, et qui entravent l'émonction de ces derniers, tout en annihilant la barrière que constitue le parenchyme hépatique aux toxines qui doivent y être arrêtées ou détruites.