‹ Le régime lactéChapitre 30 sur 40 · DIABÈTE SUCRÉ · texte numérisé non relu

DIABÈTE SUCRÉ

l'importance, les diabétiques la digérant généralement bien; et, si l'on cite à son actif quelques faits d'amélioration passagère, plusieurs observateurs, MM. Pavy et Bouchard entre autres, l'ont vu déterminer la réapparition de la glycose dans les urines de diabétiques que le régime ordinaire avait guéris de leur glycosurie.

Cependant Bouchardat, tout en reconnaissant qu'un litre de lait accroît de 50 grammes la quantité de sucre éliminée, admet qu'on peut l'introduire dans l'alimentation des diabétiques, à condition que des pesées fréquentes démontrent qu'il est constamment utilisé.

Pour M. Dujardin-Beaumetz, le lait doit être proscrit et il qualifie de désastreux le traitement de Donkin. Toutefois, il recommande le régime lacté chez les diabétiques albumimiriques, quand le danger de l'insuffisance urinaire prend le pas sur l'accroissement de la glycosurie. De même, dans les complications pulmonaires qui surgissent fréquemment au cours du diabète, il est de toute nécessité d'oublier momentanément la lactose et de chercher à alimenter les malades, tout en favorisant la diurèse et en sollicitant l'élimination des toxines. On administrera concurremment quelques préparations alcooliques, les antithermiques qui n'agissent pas sur le rein, tout en assurant l'antisepsie de la bouche et du tube digestif (Éloy, septembre 1892, Revue clinique' .

LE RROIMIÎ LACTR

L'emploi du lait chez les goutteux, vanté par Pline, Celse et plus tard par Hoffmann, a été bien étudié par Sydenham, qui reconnaît sa bonne influence, sans que toutefois celle-ci se prolonge après la suspension du régime. Garrod constate les grands services qu'il a rendus chez des individus jeunes et forts ; mais, à côté de cela, on a observé des échecs, et même chez les vieillards il peut être nuisible.

De nos jours, on n'a guère recours à cette médication chez les goutteux que lorsqu'il existe une indication d'augmenter la sécrétion urinaire afin d'éviter l'apparition des symptômes de V insuffisance rénale; on la prescrit également quand ces malades présentent une albuminurie qu'il est possible de rapporter à une altération du rein. En effet, Y albuminurie hépatique, si fréquente chez eux, s'améliore le plus souvent parallèlement à la maladie primitive et n'impose guère l'indication de ce régime exclusif que si l'on craint l'imminence d'une insuffisance du foie.

Certains états dyspeptiques d'origine goutteuse m'ont paru plusieurs fois s'améliorer d'une façon remarquable quand le lait était bien supporté, ce qui n'est pas toujours la règle.

Dans l'entérite pseudo-membraneuse qui survient

Page 1