SALTIMBANQUES ET EMPIRIQUES
mais étrangères à un service public de messagerie ; 2° des voitures de l’administration des postes ; 3° des voitures appartenant au département de la Guerre ou de la Marine ;
2° Tout routier ou conducteur de voitures doit se ranger à sa droite, à l’approche de toute autre voiture, de manière à lui laisser libre au moins la moitié de la chaussée.
Cette dernière prescription est souvent perdue de vue dans les Communes rurales. Les Maires doivent avoir soin de la rappeler à leurs administrés et de leur faire observer que tout voiturier doit se ranger à sa droite, non seulement à la rencontre d’une voiture allant en sens inverse, mais encore lorsqu’il doit se laisser dépasser par une voiture à allure plus rapide.
L’observation de cette règle peut seule permettre d’éviter de dangereux accidents, en raison du nombre sans cesse grandissant des voitures automobiles qui doivent elles-mêmes se conformer à ces pre'scriptions (Décr. 10 mars 1899 et Cire. Min. Trav. publ.,10avr. 1899, décret du 10 septembre 1901, réglementant la circulation des véhicules à moteur mécanique sur les voies publiques).
Les Maires, Adjoints et Commissaires de police constatent les contraventions aux lois et règlements sur le roulage concurremment avec les différents agents des services de la voirie.
Saltimbanques et empiriques.
Aux termes d’une circulaire ministérielle du 6 janvier 1863, nul ne peut exercer la profession de saltimbanque, bateleur, joueur d’orgue, etc., sans en avoir préalablement obtenu la permission spéciale du Préfet du Département où il est domicilié. Sa demande doit être appuyée d’un certificat de bonnes vie et mœurs, délivré par le Commissaire de police ou le Maire du lieu de son domicile. Partout où le permissionnaire veut exercer son industrie, il doit préalablement produire son carnet à l’autorité compétente (Maire, Adjoint, Commissaire de police, garde champêtre) qui vise, s’il y a lieu, ce titre pour permission locale, avec la date du visa.