NOMS DES PERSONNAGES
Les grands traités d'Art dramatique donnaient des règles précises sur les noms à attribuer aux différentes espèces de personnages. Il ne nous est parvenu que peu de ces indications : ainsi^ la courtisane doit porter un nom finissant par dattâ, siddhâ ou senâ : p. ex. Vasantasenâ dans la Mrcchakalikà; le nom d'un marchand doit se terminer en datta, comme Cârudatta dans la même pièce; les domestiques mâles et femelles portent des noms d'objets qui figurent fréquemment dans les descriptions de printemps, etc.. p. ex. : Kalahamsa (fiamant) est le nom du domestique dans Mâlatimâdhava ; Mandârikâ, nom de plante, y est aussi le nom d'une servante. Ces règles allaient même jusqu'à la minutie : ainsi Bharata* prescrivait de donner aux Kâpâlikas (secte religieuse) un nom terminé en ghanta, comme Aghoraghanta dans Mâlatimâdhava.
La manière d'interpeller les divers personnages est égale-