Bh
ment réglée par les lois d'une étiquette rigoureuse*. Les ascètes, les religieux éminents appellent le roi « râjan » ; les courtisans lui donnent le titre de « deva » ou de « svàmin » ; son compagnon de char et aussi les brahmanes lui disent: « âyuçman »; les gens inférieurs : « bhatta ». Le roi interpelle son bouffon par le titre de « vayasya » (ami). Les princes, sauf le prince héritier appelé « svâmin » comme le roi, sont désignés par le nom de « bhartrdàraka » ; mais les gens du commun les appellent : « bhadramukha » et « saumya ». Le titre de « bhagavan » se donne aux dieux, aux grands savants, aux religieux éminents ; celui d' « ârya » aux brahmanes, aux ministres, à des aines ; la femme appelle toujours son mari « âryaputra » ; « sâdho » est le titre que les sages adressent aux ascètes ; « amâtya » ou a saciva » celui que les brahmanes donnent aux ministres ; « sugrhîtâbhidha » celui qu'un disciple, p. ex., donne à son maître; « vatsa » et « tàta» se disent à un disciple, à un fils, à un puîné, à tous ceux en général qui vous doivent le respect; l'interjection « hamho » sert entre gens de classe moyenne, « hande » entre gens du commun.
La reine* reçoit le titre de « bhattinî » et de « svâminî » ; le titre de : « halâ » se donne entre amies de rang égal ; (c hanjâ » s'adresse à une servante, « ajjukà » à une courtisane, (( ambà » à une entremetteuse, ou à une vieille femme honorable. Le bouffon dit « bhavatî » à la reine et à ses suivantes.
On doit conserver aux hérétiques les appellations qu'ils se donnent entre eux (comme bhadanta, p. ex., pour les Bouddhistes et les Jaïnistes). On donne aux Çakas un nom comme Bhadradatta, etc.. En général, on désigne les personnages d'après leur profession, leur métier, leur étude ou leur race.