‹ Le théâtre indienChapitre 115 sur 263 · Bh. XX, 31. — D. III, 9. - S · texte numérisé non relu

Bh. XX, 31. — D. III, 9. - S

2* Le pravrttaka {pravart <»S.)* Un personnage que le directeur mentionne dans une comparaison avec la saison présente arrive à ce moment môme. Ex.: « Avec la lumière des étoiles et le sourire de la lune sans tache, le printemps est venu, pur et charmant; il a chassé la noire et ténébreuse saison des pluies et couvert de fleurs le bandhujîva : ainsi Rama traita le monstre aux dix têtes. » Les épithètes du printemps et de la saison pluvieuse peuvent toutes s'appliquer dans un autre sens à Râma et à son adversaire : « Rayonnant de Téclat de son glaive mis à nu.... sombre et horrible.... rendant la vie à ses amis ». Entre alors Râma.

3° \jQ prayogâtiçaya^ (surcroît d'emploi ou de représentation). Le directeur voit approcher le personnage et annonce son entrée avant de se retirer. Ex. : Çak. Le directeur à Tactrice : « Le charme de ta chanson m'a ravi et m'entraîne, comme la gazelle entraine, vois-tu, le roi Duhçanta. » Il sort, et le roi entre.

Le Sàhitya-Darpana cite (293) cet exemple comme le type de l'attache (avalagita), un des éléments de la guirlande (vîthî ; V. sup. 1 13) : et il donne du prayogâtiçaya une définition assez peu différente en somme, plus voisine du texte de Bharata : Tandis que le directeur s'occupe de son action personnelle, une autre se greffe sur la sienne et amène l'entrée d'un personnage. Ex. : Kundamâlà. Voix dans la coulisse : « Par ici, par ici! descendez, Madame. » — Le directeur: « Madame!... Qui donc est-ce qui appelle ma femme. (Il regarde). Ah! misère! ah! douleur! On trouve qu'elle est restée trop longtemps dans la maison de Râvana, et Râma qui a peur des médisants l'exile, quoique enceinte. Pauvre Sîtà ! et c'est Laksmana qui l'entraîne dans les bois ! » Le directeur croit d'abord qu'on appelle sa femme ; entrent alors Sîtà et Lakçmana.

Le Sàhitya-Darpana ajoute à ces trois procédés de rattachement deux autres empruntés aux éléments de la guirlande (vîthî), l'attache [avalagita, v. 113), et le coup [ndghàtya, V. 112). Il donne comme exemple de ce dernier moyen Mudrâ-

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