Shankar Pandit, Vikramorvaçî ; notes, p
logues chinois, a été traduit en cette langue dès la première moitié du iv' siècle; TAvadâna-çataka, d*après les mêmes autorités, a été traduit en chinois entre 223 et 253 de l'ère chrétienne*. L'authenticité et la valeur de la tradition chinoise peuvent être révoquées en doute; il est toutefois certain que ces deux ouvrages sont antérieurs au siècle de Vikramâditya et aux drames classiques.
C'est également au iii° siècle que nous reporte le témoignage de Hâla, si on admet la date proposée à la fois par M. WeberetM. Senart*. Levers 344' de l'Anthologie Pràcrite attribuée à Hàla compare l'amour à une pièce de théâtre nâtaka avec les cérémonies préliminaires*. Un document postérieur nous conduit à l'entrée de lapériode classique; il est emprunté à un supplément du MahABhârata, le Harivamça. Le Harivamça est mentionné par Subandhu (vr siècle) : une des équivoques qui fourmillent dans sa Vâsavadatta porte sur le nom du poème. Les aventures de Krçna en sont le sujet. Par une heureuse inspiration, l'auteur a décrit plusieurs genres de spectacles dramatiques avec un luxe de détails qui lui assure la reconnaissance des historiens du théâtre.
Après la mort d'Andhaka, les sujets de Krçna célèbrent le pèlerinage à la mer (samudra-yatrà) et cette yàtrâ est dès lors, comme plus tard, Toccasion de spectacles variés'. « Les femmes de la ville, savantes dans Tart du chant et de la danse, ravissaient le cœur des Yâdavas. Leurs mélodies aimables, accompagnées de gestes gracieux et soutenues par les instruments de musique, les enivraient de plaisir. Krçna avait fait venir PancacûdcT, et ses sœurs de la cour de Kuvera et du palais d'Indra, et il leur avait dit : « Montrez toute votre adresse dans l'art du chant, et la danse, et la pantomime et la musique...» Et les nymphes à la surface des eaux qui les soutenaient comme un terrain solide chantèrent, jouèrent de la musique et donnèrent des représentations comme elles