‹ Le théâtre indienChapitre 171 sur 263 · II, 88, éd. Bombay · texte numérisé non relu

II, 88, éd. Bombay

font dans le .paradis*. De nouvelles distractions suivent ce spectacle ; puis les Apsaras viennent donner une seconde fête à Balaràma : « Les unes dansent au son des instruments ; les autres chantent, et leurs gestes charment les spectateurs...; puis elles forment le rasa (danse en rond inventée par Krçna) en prenant la langue, Tair et le costume du pays. . .; puis elles représentent en dansant* la mort de Kamsa et de Pralamba, la chute de Cânùra au théâtre, etc.. (Le texte énumère alors une série d'exploits de Krçna)'. » Le muni Nârada se charge d'égayer l'assemblée : « Les cheveux relevés en touffe, le brahmane saute au milieu de la compagnie, et par ses gestes bouffons et ses imitations burlesques il amuse la société; il imite Satyabhâmà, et Keçava, et Arjuna, et Baladeva, et la princesse fille de Revata, et il les tourne en ridicule, et il provoque les éclats de rire en répétant leurs gestes, leurs allures et leur rire même*. » Les Yâdavas passent ensuite dans la salle du banquet où ils savourent un festin merveilleux ; le repas terminé, les Apsaras reprennent leurs concerts et leurs danses.

Mais ces représentations ont surtout le caractère d'un ballet mêlé de chœurs ; nous voyons paraître le vrai drame dans un autre épisode, la mort de Vajranàbha. Le démon Vajranâbha a obtenu de Brahma, en récompense de sa piété, des faveurs qui le rendent presque invincible ; enivré de sa puissance, il menace Indra qui va demander secours à Krçna. « Or en ce moment-là Vasudeva (le père de Krçna) célébrait un sacrifice; à cette occasion, un acteur nommé Bhadra charma les pieux brahmanes assemblés par les qualités de son jeu (sunùtyena). Les munis lui offrirent en récompense une faveur à son choix. L'acteur Bhadra, pareil au roi des dieux, les salua et dit : « Je voudrais être goûté par tous les brahmanes sans exception, et parcourir les sept régions de la terre. Je voudrais aussi, sous tous les costumes où je paraîtrai, représenter exactement le personnage, qu'il soit vivant ou mort. » — Soit,

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