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répondirent les Brahmanes*. » Indra envoie alors un flamant céleste au palais de Vajranâbha, et le démon demande des nouvelles à Toiseau merveilleux, qui lui vante le talent du comédien Bhadra apprécié de Tunivers entier. Vajranâbha demande au flamant de lui amener Bhadra et sa troupe. Le fils de Krçna, Pradyumna, accompagné de ses amis, part sous un déguisement pour s'introduire dans la capitale du démon. <( Pradyumna jouera le héros (nàyaka); Sàmba, le bouffon (vidûçaka); Gada, le régisseur (pâripàrçva); d'autres les autres rôles. De belles filles, habiles à chanter, à danser et à jouer divers instruments, seront les actrices*. « L'arrivée des comédiens met la ville en émoi ; on les accable d'honneurs et de présents. « Ils jouèrent alors un drame (nâtakî-krta tiré du Ràmâyana, ce grand poème ; la naissance de Viçnu sur terre pour détruire le roi des Ràkçasas en était le sujet, Lomapâda-Daçaratha employait les séductions des bayadères pour amener dans ses états le grand saint Rçyaçrnga et Çântâ. Rama, Lakçmàna, Çatrughna, Bharata, Rçyaçrnga et Çàntâ étaient représentés fidèlement parles comédiens. Les Dànavas étaient surpris, éblouis; ils vantaient la ressemblance des personnages, les costumes, le jeu, la connaissance précise des rôles, le lien des scènes. Au comble du plaisir, ils manifestaient bruyamment leur admiration; ils se levaient à
chaque instant^ émus parle spectacle Après la pièce, les
comédiens amusèrent les Asuras et les munis en s'exerçant sur des sujets particuliers donnés par l'auditoire ^ Vajranâbha veut à son tour les voir. Le temps était venu de célébrer la fête de Kâla*. Il fit construire un théâtre et demanda au faux Bhadra et à sa troupe d'y donner une représentation. L'orchestre prélude par une symphonie ; les actrices chantent ensuite une mélodie. « Puis Pradyumna récite la nàndî (bénédiction) ; Gada et Samba ont pris aussi leurs rôles pour arriver à leurs fins ; après la bénédiction, le fils de Rukminî (Pradyumna) célèbre en vers la descente sur terre de la