Bh. XIX, 22*. - D. I, 16 = S
à quoi donc te servent tes yeux? Tu n*as pas vu ce qu'il y a de plus beau au monde. — Màdhavya : Que dis-tu? N*es-tu pas devant moi? — Le roi : On se plaît toujours à soi-même. Ce n'est pas de moi qu'il est question. Je veux parler de la perle de cet ermitage, de Çakuntalâ. »
Et Ratnâv. I, p. 15. La fête de Tamour est terminée; l'intrigue semble s'arrêter, quand tout à coup un héraut chante dans la coulisse le lever de la lune, qu'il compare au roi Udayana (Vatsa). Sâgarikâ prête Toreille, se retourne avec joie et regarde le roi avec amour : « Comment? c'est là le roi Udayana à qui mon père m'a donnée en mariage ! »
L'épisode et l'incident ont été définis plus haut, ainsi que l'objet.
* La combinaison des cinq situations avec les cinq éléments de l'action donne naissance aux cinq jointures de l'action (samdhi) : mukha (l'exposition) ; pratimukha (la contre-exposition) ; yrtrMrt (l'embryon) ; vimarça[\di délibération) ; nirrahana (le dénouement). Les jointures de l'action désignent le développement de chacune des phases du sujet jusqu'au moment où elle atteint sa fin particulière ; cette fin elle-même est en quelque sorte interne et tend graduellement au dénouement dernier. Chaque jointure est constituée par un ensemble de membres {samdhy-anga) qui lui sont attribués respectivement, mais qui toutefois n'en font pas partie intégrante ; car, en dépit de l'opinion de Rudrata qui proscrit absolument l'emploi des membres en dehors de leur jointure respective, Bharata et les principaux législateurs du drame se fondent sur l'usage des classiques pour autoriser la libre disposition des membres d'après la seule convenance du sentiment, du temps, du lieu, de la situation ^ Le total des membres est de soixante-quatre. Il n'est pas nécessaire de les employer tous, comme ont fait même de bons poètes par une aveugle obéissance aux règles (Ex : Venîsamhfira, III, scène entre Karna et Duryodhana où les deux guerriers dissertent sans aucune utilité). ^Mais il est indispensable d'en employer un certain