‹ Le théâtre indienChapitre 195 sur 263 · Mahâ-Bhàrata, IV, 11; 22 init · texte numérisé non relu

Mahâ-Bhàrata, IV, 11; 22 init

attire le misérable Kîcaka sous prétexte d'un rendez-vous d*amour, et que Bhima le tue. Le héros de la Brhatkathâ, le roi Vatsa Udayana, détenu prisonnier chez son ennemi Candamahâsena, est également chargé d*apprendre le chant et la danse à la princesse Vâsavadattâ; le maitre et Télève s'éprennent Tun de Tautre et s'épousent ^ Les épisodes de ce genre sont fréquents dans les contes*. La nâtya-çàlâ doit se trouver près de la porte du palais*. Le Samgîtaratnâkara* trace, ou plutôt emprunte aux traités antérieurs Timage idéale d'une salle de spectacle. « La salle doit être bariolée, décorée de fleurs de toute sorte, avec un baldaquin de toutes les couleurs et des piliers enrichis de pierreries. » La salle où la reine Vâsavadattâ prend place avec la religieuse Sâmkrtyàyanî pour assister à la représentation dramatique de ses propres aventures est conforme à ce type*. Sàrakrtyàyanî regardant : « Quel beau spectacle que cette salle de spectacle ! Téclat des pierreries répandues par centaines sur Tor des piliers où s'attachent de larges guirlandes de perles enchante Tœil; des jeunes filles s'y pressent qui surpassent les Apsaras; c'est une salle de spectacle, et l'on dirait le palais aérien des dieux. » La réalité ne répondait que par à peu près à ces descriptions pompeuses; les couleurs vives, les nuances chatoyantes, les fleurs, les drapeaux bariolés, tous ces accessoires d'une fête indienne, paraient la salle à défaut de l'or et des pierreries. Les représentations se donnaient aussi dans une cour intérieure (purâiigana) : tel est le cas dans le Caitanyacandrodaya ; le poète insère dans l'action un acte intercalaire, où le réformateur Caitanya joue un rôle en personne'. Si le spectacle était destiné à embellir la fête d'un dieu (yàtrâ), on représentait le drame dans le temple même, devant la statue de la divinité qu'on voulait honorer et divertir. C'est ainsi que la petite comédie héroïque de Bilhana, Karnasundari, fut représentée à Anhilvad (Anahillapâtana) dans le temple de Çântyutsava à la fête du Jina Rçabha*. Les temples avaient une salle des bayadères : le

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