Eight principal Rasas, p
être en harmoDie avec le sentiment principal de la pièce' : blanche, pour un spectacle erotique; jaune, s'il est héroïque; sombre, s'il est pathétique ; bariolée, s'il est comique ; s'il est tragique, noire; s'il est horrible, sombre; s'il est violent, rouge; noire enfin, s'il est merveilleux. Certaines autorités permettent l'emploi du rideau rouge dans tous les cas. Le rideau est tombant tant que les acteurs sont en scène ; lorsqu'un personnage entre, deux jeunes filles que leur beauté désigne à cet emploi soulèvent le rideau pour lui donner passage. C'est cette manœuvre qu'on appelle dhrtir yavanikâyds*. Quand l'entrée est précipitée, brusque, c'est le personnage lui-même qui écarte le rideau violemment { apatik^epena). Telle est au vi* acte de Çakuntalâ l'entrée du chambellan quand les deux servantes se mettent à chanter malgré la défense du roi.
La scène communique par deux portes' avec le nepathyagrha : la coulisse, les loges d'acteur et le foyer. Le nepathyagrha est placé à l'ouest de la scène et couvre le tiers de la superficie totale*. La scène est située en contre-bas du foyer ; l'acteur descend en scène [rangâvatarana, rangâvatdraka, '^ tarin). Le mot sanscrit nepathya est peut-être une forme à demi-prâcritisée de naipathya, dérivé régulier de ni-patha, qui signifierait « chemin de descente* »; Weber, qui a émis cette hypothèse sur l'origine du mot, en déduit à tort que le niveau du foyer était inférieur à celui de la scène. La leçon naipathya substituée à nepathya dans les manuscrits du sud de l'Inde' appuie l'étymologie proposée. Ràjaçekhara mentionne dans le Bàla-Ràmàyana une « seconde coulisse » {dvttîyanepathycy p. 169) : Ràvana assiste dans son palais à une représentation dramatique ; les personnages de ce drame intercalaire paraissent sur une scène construite sur la scène même, et cette seconde scène a sa coulisse propre, d'où un héraut de cour, invisible, adresse un salut poétique au roi Janaka.