Bh. XIX, 38. - D. I, 23. - S
4. Bh. XIX, 69 z= Adibharata, A.dy, p. 23. — D. 1, 25. — S. 339.
revenait de Ceylan la rencontre dans cette situation. Au collier de perles qu'elle portait il la reconnaît, il la conduit ici. (Avec joie) : En vérité, le bonheur vient de partout à mon maître ! »
3. Parinyâsa^; le germe s'y établit solidement. Ex. Çak. I, V. 21. Le roi, ravi par la vue de Çakuntalà, pense à Tépouser. « Certes, c'est une femme digne de ma caste, puisque, roi, je me sens entraîné vers elle. Quand la raison de Thonnête homme hésite, c'est à son cœur de décider. » Et Ratnâv. I, V. 8; Yaugandharàyana : « Mon projet doit accroître la grandeur du roi ; la destinée me prête la main ; le devin est infaillible. Sans doute ; et pourtant, à agir ainsi sans son ordre, je crains d'indisposer mon maître. »
Bharata définit ainsi leparinyàsa : C*est énoncer ce qui va se passer*.
Ces trois membres doivent se suivre toujours dans l'ordre énoncé, car il est conforme à la marche du sentiment.
4. Le vilobhana^ ; éloge des qualités. Ex. Çak. I, du vers 17 au vers 21, les quatre stances où le roi décrit la beauté de Çakuntalù et les compliments espiègles que Priyamvadà adresse à son amie forment levilobhana. — Et Ratnâv. I, v. 24; le héraut de cour proclame l'heure du crépuscule : « L'Occident s'est assombri ; la lumière a disparu ; le soleil est parti à l'autre bout du ciel ; voici la foule des courtisans qui entre au palais avec le crépuscule, impatiente d'adorer tes pieds [ou : tes rayons) qui dérobent au lotus sa beauté ; avec sa splendeur qui caresse les regards, Udayana, pareil à la lune, paraît. » Sâgarikâ entend ces louanges du roi et sent croître sa passion.
Ce serait une grave erreur de compter comme vilobhana toutes les descriptions élogieuses que contient un drame ; p. ex. Çak. I, 7, où le roi dépeint l'allure gracieuse de la gazelle. Cette stance n'est en rapport direct ni avec le germe, ni avec l'objet; elle ne répond donc pas à la définition des membres.