‹ Le théâtre indienChapitre 226 sur 263 · Ib. ni · texte numérisé non relu

Ib. ni

nisme et rislamisine. Les ermites le reconnaissent pour un esprit supérieur et lui demandent d'exposer le système Tattva ; il y consent : les leçons qu'il leur donne sont bourrées d'équivoques. La supposition la plus probable, c'est que la pièce est une farce destinée à jeter le ridicule sur tout ce qui porte le nom et l'air d'une religion.

*Cheta-cati-nondi-nâtaka; c'est une imitation des productions hindoues par un poète mahométan deVaguta. Un bandit musulman a pillé villes et villages, et a ofifert les dépouilles à une bayadère du temple de Madura, qui finit par le repousser. Il va alors à Ginjee, vole le cheval du nabab ; il est surpris et condamné à la mutilation. Mais un autre musulman, Cheta-cati, lui donne un palanquin pour se rendre à la chapelle de son dieu tutélaire; il y va, prie, et est guéri. « C'est sans doute une satire détournée des livres hindous qui offrent un pardon trop facile aux criminels. »

Taylor ne mentionne qu'un seul bhâna, malgré la popularité de ce genre : l'Ammàl bhAna ; l'auteur est un vieux brahmane de Conjeveram : un débauché y décrit ses passe-temps un jour de fête.

Nous avons classé à la suite des genres secondaires du théâtre sanscrit quatorze variétés de spectacles, en usage dans l'Inde contemporaine, et qui marquent les étapes successives du drame depuis l'embryon presque inconscient encore jusqu'à la forme littéraire ; nous les rappelons brièvement ici pour compléter le tableau du théâtre actuel : les tableaux vivants (j/tâîiki), l'exhibition de personnages célèbres [mùrti), l'exhibition de tableaux accompagnée d'un boniment [citrà], les imitations muettes [parivarla), les scènes à grand spectacle avec une courte intrigue [snjjitn), les tours de jongleurs (/^^//ïAâ^Av), la sotie [dipikd), la (\và\AQv\Q[jiigupsitd]y etc.

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