‹ Le théâtre indienChapitre 232 sur 263 · Le texte commenté par Raiiganàtha insère dans · texte numérisé non relu

Le texte commenté par Raiiganàtha insère dans

le prologue (v. 3) la stance « mattànàrp kusumarasena »

citée par le Daça-Rûpa et qui ne se retrouve pas dans les autres textes imprimés.

182 (1). — Pischel, De KtUidâsœ Çàkuntali recensionibus,

pars I, Vratislav. 1870. — Pischel, Die RecensioneJi der Çakuntalâ, Antwort an Weber, Breslau, 1875. — A. Weber, Die Recensionen der Çakuntald, Entgegmtyig gegen Pischel; Ind. Studien, XIV. — Burkhard, Die kaçmirer Çakiintalà-Handschrifty Wfen, 1884. — Pischel, Vikramorvàçîyam nach dravidischen Handschriften, Berlin, 1875.

On a négligé jusqu'ici une autre méthode de critique qui nous parait plus sûre et plus féconde. Elle consiste à comparer Çakuntaki et Vikramorvaçî avec les très nombreuses imitations des dramaturges postérieurs. Ainsi Harsa, un siècle après Kâlidâsa, répète dans Priyadarçikâ la scène de Tabeille, et l'amante obligée de quitter l'amant s'éloigne lentement en excusant sa démarche par un urutthambha, une raideur des cuisses. Ce trait se trouve dans la recension bengalie de Çak. (I, ad. fin.) et manque dans la devanagarî. Weber alléguait justement cette expression comme un exemple du mauvais goût qui avait frelaté la recension devan. et en avait tiré la beng. L'imitation de Harsa tourne dh'ectement contre Weber ; elle prouve une fois de plus quel danger présentent en critique les considérations de goût personnel. Autre exemple : Râjacekhara, dont l'érudition semble solide, met dans la bouche de Sîtâ cette exclamation :

« amba vasundhare pasîda... padhamam me antaratp dejja»

Bâla-Râmây., p. 41.

L'imitation de Çak. (acte V) est flagrante; elle confirme la lecture du texte bengali. La recension devanagarî a :

bhaavadi vasuhe dehi me vivaram.

• On a constaté aussi l'existence de plusieurs recensions du Venî-samhâra (V. éd. Grill, Introd. XXIX).

182 (2). — Ksemendra, Kavikanthâbharana V, 1. Kseniendra donne cet exemple tiré de Çivasvàmin :

âtanvan sarasàm svarùparacanâm ânandi bindûdayam bhâvagrâhi çubhapraveçakagunam gambhîragarbhasthiti uccairvrtti sapuskaravyatikaram sarpsâraviskambhakam bhindyâd vo bharatasya bhâsitam iva dhvâmam payo yâmunam.

L'eau de la Yamunà est comparée dans une série d'épithètes à double sens avec le style de Bharata.

Bhavabhûti emploie la même figure, Mâlatî, p. 79, 1. 136:

paffhdvattd kkhu esâ kavatanojaoisa.

Le Çiçupâlavadha en contient de nombreux exemples :

I, 69, avâpya çailusa îvaisa bhûniikâm...

II, 8, bhavadgirâm avasarapradânâya vacâipsi nab

pûrvaraftgaprasafigâya nâtakîyasya vasiunab

III, 9 ; XIV, 50 (un festin est comparé par équivoque à un drame) :

svâdayan rasam anekasamskrtaprâkrtair akrtapâtrasatpkaraili bhâvaçuddhisahitair mudaip jano nâtakair iva babhâra bhojanaib.

En voici quelques-uns tirés de F Anargha-Râghava :

katham anyad eva kim api prahasanam sûtrayati (p. 108) gâtrair girâ ca vikalaç catum îçvarânâip kurvann ayam prahasanasya natab kfto *smi tat tvàtp punab palitavarnakabhâjam enatp

nâtyena kena natayisyati dîrgham âyub (p. 109) [*ham]

daçamukhavadhanâtyasûtradhâro raghupatir asya ca pâripârçvako prakaraçiaphalabîjabhâvakânâm amrtabhujàni samupâsmahe sa-

[bhâjam (VI, v. 48).

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