Bh. XIX, 77. - D. I, 31. — S
gatâ : « Celui que tu voulais voir, il est là sous tes yeux. » — SêLgaTïkk(Avec dépit) : « Qui donc voulais-je voir? Ou qui donc est ici ?» — Susamgatà : a A quoi penses-tu ? Je parle du tableau. Prends-le donc ! »
6. Narmadyuti\ joie intime qui naît du narma. Ex. Ratnâv. II, 35. Susamgatà : « Mon amie, tu es vraiment trop cruelle. Le roi te soutient de sa main, et ta colère ne veut pas s'apaiser. » — Sàgarikâ fronce le sourcil et sourit doucement : « Susamgatà, ne vas-tu pas finir ? »
7. Pragayana^, dialogue où les propos se croisent sans interruption et font éclater la passion encore à demi-latente des personnages. Ex. Çak. III, 56,4 — 58,5 depuis le moment où le roi, ravi par la strophe amoureuse que Çakuntalâ lit à ses compagnes, se présente brusquement devant elles, jusqu'à sa promesse, destinée à rassurer les deux amies inquiètes, d'accorder à Çakuntalâ le rang de première reine. — Et Ratnàv. II, 28-32 ; le roi découvre le tableau où Sàgarikâ a peint son portrait, et où Susamgatà a dessiné près de lui la jeune fille ; il exprime sa joie au boufibn, tandis que, cachées derrière les lianes, les deux filles d'honneur l'écoutent, Tune en rougissant, l'autre en souiiant.
8. Ntrodha\ empêcher le bonheur. Ex. Ratnàv. v. 44. Le roi déclare à Sàgarikâ son amour; tout à coup le bouff'on annonce faussement l'approche de la reine. Sàgarikâ s*enfùit. Le roi : « Maître sot ! L'heureux caprice du hasard amène, attache à mon cou comme un collier de pierreries ma bienaîmée ivre d'amour, et c est toi qui la fais échapper de mes mains ! » Et Çak. III, 67,4. L'approche de Gautami interrompt les épanchements ardents du roi et de Çakuntalâ.
9. Paryupàsana {""dstij^ implorer une personne irritée, lui demander pardon. Ex. Ratnàv. v. 45. La reine a surpris le roi et se retire avec une expression hautaine de dignité froissée. Le roi la retient par le bord de sa tunique : « Reine! Apaise-toi!... mais tu ne montres point de colère. Je ne le