Bh. XIX, 79. - D. I, 32. -^ S
Àbhînavagupta (cité dans S. D. 364) explique varna par a personnage » ; varna-samhàra signifierait alors : une réunion de personnages. Il en donne pour exemple Ratnàv. 34 ; sur la prière de Susarpgatâ, le roi va prendre Sâgarikà par la main.
Le parisarpa, le pragayana, le vajra, le puçpa et Tupanyâsa sont les principaux membres de la seconde jointure. Les autres ne s'emploient qu*à l'occasion.
III. — 'La troisième jointure de Faction s'appelle garbhasamdhi {(dmhry on) y parce que le fruit y est déjà en formation. Le germe déposé dans le mukha avait grandi jusqu'à être à demi-perceptible dans le pratimukha. Le garbha monti-e déjà le succès final en voie de s'accomplir malgré les obstacles, mais aussitôt reculé. Il correspond dans Tesprit du héros à la possibilité du succès.
'Le garbha a douze membres, savoir:
1. Abhùtâharana ', cacher (un secret, sa personne, sa pensée). Ex. Çak. IV, 74, 46. Anusùyà : « Ce secret (la malédiction de Durvàsas) doit rester entre nous. Notre amie est d'une natm-e si délicate! Il faut lui épargner ce coup. » Et Ratnàv. Ill, l'entr'acte où Kàficanamàlà raconte à Madanikà la ruse imaginée par le boufi'on : Sàgarikâ doit prendre le costume de la reine, et Susamgata celui de sa confidente.
2. Mdrga\ indiquer le but réel, les moyens précis. Ex. Çak. IV, V. 99. Priyainvadà répète à Anusùyà la prophétie relative à Çakuntalà : « Duhsanta va rendre mère d'un roi, pour le bonheur du monde, la fille du sage, pareille au bois sacré d*où sort le feu. » — Et Ratnàv. III, 44, 45. Le boufi'on : Mes compliments ! Tes désirs vont se réaliser. » — Le roi {avec joie] : « Ami, quelles nouvelles de Sàgarikâ ?» — Le boufibn {avec importance): « Tu vas la voir en personne. » — Le roi {manifestant la satisfaction) : u Comment? Je pourrai même la voir? » — Le boufi'on [avec suffisance) : « Et pourquoi non? Avec un ministre comme moi, la puissance d'esprit de Brhaspati n'est plus qu'un objet de risée ! » Le roi {sou-