‹ Le théâtre indienChapitre 40 sur 263 · Bh. XIX, 102. - D. I, 48. - S · texte numérisé non relu

Bh. XIX, 102. - D. I, 48. - S

la nourriture des mondes ; que les bonheurs s'accumulent jusqu'à la fin des temps sur les sociétés vertueuses et saintes, et qu a jamais s'éteigne la race insurmontable des calomniateurs avec la glu de leurs médisances résistante comme le diamant ! »

L'upasamhâra et la prarasti sont les seuls éléments nécessaires dans le nirvahana \

Tels sont les 64 éléments d'importance inégale, les uns indispensables, les autres facultatifs, dont l'agencement forme le corps de l'action principale ^ La construction de l'intrigue secondaire ne demande pas moins de soins. L'épisode {patdkdj doit être aussi distribué en divisions appelées sous-jointures [aniisamdhi] ; le nombre n'en est point fixé, mais il doit toujours être inférieur à celui des jointures. L'incident [prakari], en raison de son peu d'étendue, n'a point de jointures (D.) ou plutôt a des jointures incomplètes (Avaloka)\ L'épisode se place en général dans le garbha ; mais il peut s'étendre jusqu'à la fin de la jointure appelée vimarça; on en voit même qui se prolongent jusqu'au dénoue ment*.

Considéré au point de vue des convenances scéniques ^^ le sujet se divise en deux parties : l'action {drçya) et le récit [çravya). Le poète ne doit mettre en action que les événements où les sentiments du héros sont intéressés, capables de provoquer l'émotion du spectateur, et qui ne choquent point les bienséances. Il ne faut pas présenter aux yeux une longue marche, un meurtre, un combat, la déchéance d'un roi, une calamité nationale, le siège d'une ville, un repas, un personnage qui fait l'amour, qui se baigne, qui se frotte d'onguents, qui fait sa toilette, qui mord ou qui arrache avec les ongles, qui prononce une malédiction ou qui la retire, ni les cérémonies du mariage, ni aucun rite religieux, etc. . .

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