Bh. XXXIV. 6. - I). IL 3. — S
brahmanes dans les enceintes sacrées et les assemblées religieuses, est aujourd'hui publié à Theure de mon exécution par des misérables de caste vile dans une proclamation infamante ! »
3. Le héros noble et supérieur [dhîrodâttay est un grand cœur que ne dominent jamais le chagrin, ni la colère, etc., un caractère très profond, patient, sans forfanterie, ferme, cachant sous sa modestie le sentiment de sa valeur, fidèle à ses promesses. Les généraux, les ministres, les officiers supérieurs sont sur ce type. Ex. Jîmiitavâhana dans le Nâgânanda. Nâg. v. 92 : « Mes veines ouvertes laissent encore couler du sang; il reste encore de la chair sur mon corps, et je ne te vois pas rassasié, magnanime Garuda! Pourquoi cesses-tu donc de manger? ». Ou encore Mahànâtaka III, 23 : « Quand il fut appelé à recevoir le sacre royal et quand il fut exilé dans les forêts, je ne vis pas le moindre changement sur le visage de Râma ! »
Le caractère de Jimûtavâhana que Dhanika cite comme un modèle n'était pas admis par tous les critiques dans cette catégorie. Comment admettre, disait-on, que Jimûtavâhana soit un héros supérieur. La supériorité consiste à être au-dessus de tout; elle s'accuse surtout dans le désir de vaincre. Le poète justement représente Jimûtavâhana étranger à ce désir, témoin le v. 6, où il dit : « Debout devant son père, sur le sol nu, est-ce qu'un prince ne brille pas autant que sur le trône? Est-ce qu'il y a moins de plaisir à honorer les pieds de son père qu'à gouverner un royaume? Est-ce qu'il est plus agréable de jouir des trois mondes que de manger les restes du repas de ses parents? La royauté est un lourd fardeau : vaut-elle que l'on renonce à ses parents pour elle? » Et v. 4 : « Pour rester aux ordres de mon père, je renonce à l'héritage de l'empire, et je pars pour la forêt comme Jimûtavâhana. » Ce calme absolu, cette pitié sans bornes, cette absence de passions ne caractérisent-elles pas le héros calmé? Et n'estil pas pas illogique d'avoir représenté ce personnage si détaché des plaisirs de la royauté, etc., et en même temps si épris de Malayavati ? Sans doute la catégorie du héros calmé