Bh. XXXIV, 4. - D. H, 4. - S
Théâtre indien, h
n'admet que les brahmanes, les marchands, etc., mais c*est là uae restriction arbitraire en désaccord avec la réalité ; il serait simplement exact de ranger Buddha, Yudhisthira, Jîmûtavâhana et les héros analogues dans les héros calmés. — Dhanika répond : J'admets parfaitement votre définition de la supériorité ; mais le rôle de Jîmùtayàhana y répond. Le désir de vaincre qui la caractérise est susceptible de plus d'une forme; quiconque surpasse les autres soit en héroïsme, soit en charité» etc., a le désir de vaincre, et non pas seulement celui qui veut enlever un objet à un autre pour s'en emparer. Rama et les personnages de ce genre finissent par être les maîtres de la terre, etc., en châtiant les méchants pour obéir à leur devoir qui leur ordonne de protéger leurs sujets. Mais Jîmûtavâhana, qui veut assurer môme au prix de sa vie le bien d'autrui, surpasse tout le reste ; il est supérieur entre les supérieurs. Sans doute il est détaché des plaisirs sensuels comme le prouve le v. 6 ; mais tous ceux qui veulent vaincre écartent la préoccupation de leur plaisir personnel; Kàlidàsà dit bien, Çak. V, v. 123: « Sans rechercher ton plaisir personnel, tu te fatigues pour le monde tous les jours ; mais n'est-ce pas ta nature qui le veut ainsi ? l'arbre reçoit sur sa tête les ardeurs du soleil, mais il rafraîchit de son ombre le voyageur qui lui demande abri. »
Passons au second point, l'amour pour Malayavatî. Ce sentiment-là exclut justement le calme et empêche le héros d'être rangé parmi les héros calmés. Si les convenances littéraires exigent que le brahmane, etc., soit calmé et désintéressé, c'est que la réalité est ainsi ; ce n'est pas une loi arbitraire qui prescrit le calme chez le brahmane. En outre, Buddha et Jîmûtavâhana ne peuvent être classés ensemble; l'un et l'autre sont des modèles de compassion, mais l'un est étranger à l'amour, l'autre y est sensible. Ainsi Jîmûtavâhana doit entrer dans la catégorie des héros supérieurs.
4. Le héros noble et hautain idhîroddhataY est dominé par l'orgueil et la jalousie ; il emploie la magie, la ruse, etc.; il étale sa valeur, est mobile, emporté, fanfaron. Tel est Paraçurâma. Ex. Vira. II, 16: « Le Kailàsa arraché de sa base,