‹ Le théâtre indienChapitre 50 sur 263 · D. II, 5 (Avaloka · texte numérisé non relu

D. II, 5 (Avaloka

elles susceptibles de variations aussi bien chez le héros principal que chez le héros secondaire.

Le sujet de la pièce est presque toujours une histoire d'amour. Considéré comme amoureux, le héros peut être placé dans quatre situations ; les trois premières supposent une intrigue antérieure.

1. Il est courtois [dak$inay s'il partage son cœur entre son amour antérieur et son amour présent, ou en général, entre plusieurs amours. Ex. ^ a La fille du roi de Kuntala est là, toute fraîche du bain ; c'est le tour de la sœur du souverain d'Aiiga, mais Kamalâ a gagné aux dés cette nuit-ci ; la première reine attend aussi la faveur de ton choix. — Quand j'eus ainsi renseigné le roi sur les belles du gynécée, il resta indécis pendant deux ou trois quarts d'heure. » Et Mâlav. III, 30: « Mieux vaut en finir avec un ancien attachement — (car il se présente tant de prétextes pour manquer de parole!) — plutôt que d'adresser à une femme intelligente des hommages toujours croissants, mais vides de sentiment. »

2. Il est faux (fûr^Aa)* s'il cherche à dissimuler sa trahison. Ex.*: c( Perfide! dès que tu as entendu le cliquetis des pierreries à la ceinture d'une autre, soudain, au moment même où tu m'embrassais, le lien de tes bras s'est relâché! Et à qui puis-je le dire, maintenant qu'engourdie par le poison de tes paroles toutes de beurre et de miel, mon amie ne fait plus attention à moi ! »

3. Il est eff*ronté {dhr^taY s'il n'essaie pas de cacher à sa première amante les traces sur son corps d'un nouvel amour. Ex. Araaru, 88 : « Une marque de laque sur tout le front, une empreinte de bracelet sur le cou, sur la bouche la tache noire d'un collyre, sur les yeux la rougeur du bétel ; à voir cette parure du bien-aimé qui soulevait son courroux, la belle au jour levant épancha ses longs soupirs dans le sein d'un lotus qu'elle feignait de sentir. »

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