Cité dans D. ib
en ligne droite. Charmant mélange de la jeunesse et de Tenfance sur son corps ! »
* « On lui parle, elle ne répond pas ; elle veut s'en aller et retient sa tunique; et pourtant elle monte, tout en détournant le visage, sur le lit de Pinâkin (Çiva^ pour les plaisirs du dieu. »
Et Çak. V. 45. Le roi: « Si je me tourne vers elle, elle retient ses regards ; son sourire cherche toujours ailleurs un prétexte; la modestie arrête ses élans. Son amour ne se découvre pas et ne se cache point. »
Moyenne [madhyâ) *, elle est au lever de la jeunesse et de Tamour, et se prête aux plaisirs jusqu'à la pâmoison.
' « Entraînées par la crue nouvelle du fleuve Amour, mais arrêtées par leurs parents, comme par des ponts, elles gardent leurs désirs sans les avoir satisfaits ; mais toutes, pareilles à des peintures (immobiles), le visage tendu, elles tirent du lotus de leurs yeux un suc qu'elles boivent, les toutes charmantes! »
* « A l'heure de l'amour, les belles laissent briller leurs coquetteries provocantes jusqu'à l'instant où, pareils aux pétales du lotus bleu, leurs yeux se ferment comme des bourgeons. »
Les colères de l'héroïne^ contre son amant en faute varient selon son degré de noblesse. Si elle est vraiment noble, elle l'accueille par des railleries et des équivoques. .
Ex. Màgha : « Non, ce n'est pas nous qui méritons ces cadeaux-là, mais la créature qui te voit et te boit en cachette; va-t-en, va lui donner ce rameau, et restez longtemps unis : vous vous valez bien ! »
Si elle n'est qu'à demi-noble, elle laisse en même temps échapper des larmes.
Ex. Amaru : « Chérie ! — Seigneur ! — Méchante ! ne sois plus en colère ! — Où vois-tu que je suis en colère ? — Tu m'en veux. — Moi ! tu ne m'as rien fait, j'ai tous les torts.