D. Il, 16. - S
— Alors pourquoi pleures-tu, pourquoi ta voix tremblet-elle ? — Devant qui est-ce que je pleure? — N'est-ce pas devant moi ? — Que te suis-je ? — Ma bien -aimée. — Non, je ne la suis pas, et c'est pourquoi je pleure. »
Si elle manque de noblesse, elle lance des paroles blessantes.
*Ex. : « Qu'il s'en aille ! qu'il parte ! Pourquoi resterait-il ? Laisse-le, laisse-le aller, chère amie ; ne t'en soucie pas ! Un amant qui se présente avec des morsures aux lèvres, non, je ne puis le regarder de mes yeux ! »
Effrontée [pragalbhâYy elle est aveuglée par la jeunesse, affolée par l'amour; dès que commence la jouissance, elle tombe sans conscience et comme affaissée sur le sein de l'amant.
Ex. Dhanika' : « Les seins se dressent sur la poitrine, les yeux sont allongés, obliques sont les sourcils, plus oblique encore le langage; la taille est très mince, les hanches ont tout leur poids ; la démarche est lente. 0 la merveilleuse jeunesse! »
*« Je ne sais, quand son amant est près d'elle et lui dit des choses douces, si elle est tout yeux ou tout oreilles. »
Quand son amant est en faute, elle l'accueille avec une dignité qui ne laisse rien percer de son émotion; dans les plaisirs, elle reste indifférente, si elle a delà noblesse.
Ex. Amaru : « Pour éviter de s'asseoir sur le même banc, elle alla de bien loin au devant de Tamant; sous prétexte d'aller chercher du bétel, elle se déroba à ses embrassements ; elle esquiva la conversation en occupant auprès d'elle ses domestiques ; ainsi par des manières aimables et polies elle assura le succès de sa colère. »
Si elle manque de noblesse, elle le menace et le frappe. Ex. Amaru : « Dans sa colère, elle le serre solidement entre les tendres liens de ses bras , souples lianes ; elle Tentralne au pavillon de plaisance, le soir, en présence de ses amies ; sa voix charmante murmure en hésitant : « Le feras-tu encore? »