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pour lui reprocher sa faute ; et Tamant heureux se laisse battre, décidé à tout nier, et sourit, tandis qu'elle pleure. »
Si elle a un peu de noblesse, elle Taccueille avec des railleries et des équivoques.
Ex. Amaru : « Jadis, froncer les sourcils était de la colère ; le silence était une punition ; un sourire échangé servait de pardon ; un regard passait pour une faveur. Âh ! notre amour, vois-tu, est bien mort, puisque tu te roules à mes pieds et que ma colère se refuse à partir. »
Les trois espèces* d'héroïne moyenne et d'héroïne effrontée, énumérées ci-dessus, se subdivisent encore selon que Tamante dont il s'agit est la première {jye^thd) ou la dernière [kanUthâ) en date dans Tamour du héros.
L'héroïne qui dépend d'un autre* W^yà, anyastrî) est soit une jeune fille, soit une femme en puissance de mari. Jamais une femme mariée ne doit être l'objet du sentiment principal ; la jeune flUe, au contraire, peut figurer dans le sentiment principal aussi bien que dans les secondaires. Il arrive souvent qu'une jeune fille est l'objet d'un amour caché, même quand il serait facile de l'obtenir de son père ou de son tuteur ; c'est qu'alors un tiers met obstacle à l'union désirée. Tel est le cas de Màlatî et Mâdhava et aussi de Sâgarikà et Vatsa.
L'héroïne qui appartient à tout le monde {sàdharanây est une. femme publique, une courtisane, habile aux beaux-arts, effrontée et rouée. Elle accueille ceux dont les amours se cachent, religieux, marchands, etc., les riches, les sots, les extravagants, les vaniteux, les impuissants. Elle les attire par un semblant d'amour, les gruge et les fait mettre ensuite à la porte par sa mère qui lui sert d'entremetteuse.
Si on fait paraître une courtisane, on doit la montrer amoureuse. Telle Vasantasenâ dans la Mrcchakatikâ. La comédie bouffe seule peut représenter une courtisane sans affection, pour provoquer le rire. P. ex. Madanamafijarî dans le Lataka-melaka.