‹ Le théâtre indienChapitre 59 sur 263 · D. II, 20. = Bhar. dans Mâlati. comm. p. 18. — S · texte numérisé non relu

D. II, 20. = Bhar. dans Mâlati. comm. p. 18. — S

Les pièces dont le héros est un dieu, un demi-dieu ou un roi, n*admettent pas les courtisanes comme héroïnes.

Selon les circonstances et indépendamment de son carac* tère propre, Théroïne se trouve par rapport au héros dans une des huit situations suivantes :

1. Elle est maltresse absolue de son suasint (svddhînapaUkd, ^bhartrkâ)^ s'il reste auprès d'elle, esclave de ses volontés.

Ex.* : (( Pas tant d'orgueil, ma belle! Sur ta joue le bienaimé a de sa propre main dessiné un bouquet de fleurs. Une autre aussi pourrait bien porter une telle parure, si un frisson jaloux (des doigts) n'y mettait obstacle !

2. Elle est à sa toilette (vàsakasajjâ)^ quand elle attend avec joie l'arrivée de son amant.

Ex.* tiré d'un drame de RAghavânanda : a Ote, écarte ces bracelets ; assez de ces anneaux enrichis de pierreries ; ce collier est trop lourd, à quoi bon? Mets-moi seulement, je t'en prie, mon collier à un fil qui est tout neuf. Trop de parures sont plutôt un embarras pour fêter la fête de l'amour! »

3. Elle est impatientée '(viVaAo/Aaw^AiVd), quand l'amant tarde sans être en faute.

Ex.': (( Ma chère, il s'est laissé prendre aux sons d'une vinâ, aux charmes d'une autre femme ; l'une et l'autre m'ont voulu disputer le plaisir de cette nuit. Autrement, à l'heure où les fleurs des çephàlis se penchent, où la lune monte au milieu du ciel, comment le bien-airaé tarderait-il ? »

4. Elle est tourmentée '^ [khanditâ), quand elle surprend chez son amant les traces d'un autre amour et qu'elle rougit de jalousie.

Ex. • : « Tu couvres avec ta tunique les traces encore fraîches des ongles sur ton corps ; tu caches avec ta main ta lèvre que

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