‹ Le théâtre indienChapitre 60 sur 263 · Cité D. ib., Av., et S · texte numérisé non relu

Cité D. ib., Av., et S

les dents ont mordue ; mais partout se répand, trahissant tes rapports avec une autre femme, une senteur de parfums; comment pourras-tu Tempêcher? »

5. Elle est repentante [kalahântaritâ)\ quand elle est prise de remords après avoir repoussé par impatience son amant.

Ex.* : « Les sanglots brûlent ma bouche ; mon cœur déraciné est sens dessus dessous ; plus de sommeil ; je ne vois plus le visage de mon bien-aimé ; nuit et jour je pleure ; mon corps se dessèche. Il était à mes pieds, et je l'ai dédaigné ! Ah! mes amies! Quel faux point d^honneur nous a abusées à regard de mon aimé ! »

6. Elle est déçue [vipralabdhâ]^, quand Tamant ne vient pas au rendez-vous convenu, grave offense.

Ex.* : « Lève-toi, ma messagère. Allons! allons-nous-en! Voilà trois heures écoulées, et il nest pas venu. La femme qui survivrait à une pareille injure le mérite pour époux ! »

7. Elle a son amant au loin ^[pro^itapriyâ)^ quand il est parti pour affaires dans un pays éloigné.

Ex. Amaru : « Aussi loin que porte la vue, elle suit du regard le chemin où est parti l'amant; puis, lasse, quand les chemins se confondent au déclin du jour et que les ténèbres s'étendent, elle fait douloureusement un pas vers la maison. «Ne devrait-il pas, se dit-elle, être de retour en ce moment,» et tournant bien vite le cou elle regarde encore. »

8. Elle prend les devants ^[abhisdrikâ) quand, pressée d'amour, elle va trouver son amant ou le fait venir. Si elle est de bonne famille, elle se replie en elle-même, étouffe le bruit de ses parures, se dissimule sous un voile pour se rendre auprès de l'amant. Si c'est une courtisane, elle met des vêtements splendides, laise sonner ses anneaux et montre un visage souriant dé joie. Si c'est une servante, elle va à pas précipités, bégaie de plaisir, et ouvre les yeux tout grands.

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