‹ Le théâtre indienChapitre 78 sur 263 · Abhinavabhâratî, cité A.dy · texte numérisé non relu

Abhinavabhâratî, cité A.dy

LA POKTIQUE ai! DRAME 95

sont au nombre de cinq : un songe, un message, une lettre, une voix dans la coulisse, une voix du ciel.

Un songe [svapna), Ex. : Venî. II ; Bhànumatî est eflfrayée par un songe où elle a vu un ichneumon (nakula) mettre à mort cent serpents, présage qui lui annonce la mort des cent Kauravas sous les coups de Nakula. et de ses quatre frères.

Une lettre * [lekha] ; c'est une feuille où Ton écrit, ce que Ton veut faire savoir. Ex. : Çak. III, 54-55. Çakuntalà écrit . sur une feuille une stance où elle exprime son amour pour le roi ; elle la lit, Duhçanta Tentend et entre brusquement.

Un message * {data). Ex.: Çak. VI, ad fin. Mâtali apporte à Duhçanta un message d'Indra qui demande son secours contre les démons.

Une voix dans la coulisse [nepathyokti), Ex. Çak. I; au moment où le roi va frapper la gazelle, une voix lui crie de la coulisse : « Elle est inviolable, ô roi ! c'est une gazelle de l'ermitage ! n'y touche pas ! ... »

Une voix du ciel {âkdçavacana\ Ex. : Çak. IV, 78. « A peine Kanva entrait dans le sanctuaire, une voix sans corps fit entendre ce vers : « Duhçanta va pour le bonheur du monde, rendre mère d'un roi la fille du sage, pareille au bois sacré d'où sort le feu . . . m

Noire texte de Bharata semble ignorer les entre-joints. Il mentionne trois d'entre eux: la lettre, le message, et le songe, dans une énumération des divisions de jointures * [samdhyantara), terme obscur qu'il explique par un simple synonyme [samdhiviçe^a) ; les éléments qu'il groupe sous ce nom sont assez disparates. La plupart sont des figures de pensée pu de style. Il semble assez naturel d'en extraire, pour les ajouter au groupe précédent, les deux derniers membres de l'énumération : le tableau et l'ivresse.

Le tableau * [citra) est une planchette sur laquelle on peint l'image de l'objet aimé. Ex. : Çak. VI. Duhsanta fait le portrait de Çakuntalà pour distraire son chagrin ; Ratnâv. II, où le portrait de Sâgarikà, peinte auprès du roi par Vatsa luimême, révèle à Vàsavadattà l'infidélité de son époux.

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