Bh. XIX, 34. =: S
éprise d'amour (sa-madanâ) ? Oui, quand je regarderai cette liane du jardin unie à l'arbre madana (sa-madanâ), le visage de la reine va sûrement en rougir de jalousie amoureuse! » Tous les traits de cette comparaison par équivoques, et jusqu'à la jalousie de Vàsavadattà, qui ne sont encore pour Vatsa qu'un simple jeu d'esprit, vont bientôt se réaliser à propos de Sâgarikâ.
Le Daça-Rûpa ne mentionne que deux de ces divisions : réquivoque de situation ittilya'$amvidhâna)\ il en donne pour exemple Ratnàv. v. 51 ; et l'équivoque consciente de la phrase [tulya-^viçe^anà).
Certains théoriciens prétendent que ces quatre espèces de pro-épisodes doivent respectivement être employées dans les quatre premières jointures ; mais on admet en général que le poète peut en faire usage à sa fantaisie dans toutes les jointures *.
Les ornements dramatiques.
Les ornements dramatiques inâtyâlaynkâra) consistent dans les 33 tours qu'on peut donner à la phrase afin de varier l'expression des sentiments et d'éviter la monotonie du style.
1. La bénédiction ^{âçîs)\ souhait en faveur d'une personne chère. Ex. Çak. IV, v. 102. Kanva : « Sois honorée de ton époux, comme Çarraisthà le fut de Yayâti, et enfante un fils qui règne comme Puru sur l'univers. »
2. La lamentation "^âkranda) : exclamation de douleur. Ex. Venî. 101. Le chambellan: « Ah! reine! Ah! Kuntî! étendard de la maison royale!... »
3. La ruse \kapata): prendre par magie une forme trompeuse. Ex. de l'acte Kulapati ; « Le Raksas a quitté la forme d'une gazelle, et prenant par magie un autre corps, il lutte avec Laksmana et le met en péril. »
4. La'susceptibilité'iflAvawîéî): ne supporter aucune offense, si petite qu'elle soit. Ex. Çak. V, 108, 13. Le roi : « Eh bien! l'homme véridique! je t'accorde ce point. Et si je la