Bh. XVII, 26. — S
25. La série ^ {mâlâ)\ énoncer successivement plusieurs moyens d'arriver à un but déterminé. Ex.: Çak. III, v. 77: « Dois-je, pour rafraîchir Tair auprès de toi, t'éventer avec des feuilles humides de fines gouttelettes qui dissipent la fatigue? Dois-je prendre dans mon sein» pour les masser doucement, tes pieds rouges comme le lotus ? »
26. La vraisemblance^ [arthdpatit) : exprimer deux opinions différentes, dont Tune en réalité contirme l'autre. Ex. : Yeni. v. 81. Karna cherche à persuader à Duryodhana que Drona voulait placer son fils sur le trône. Duryodhana: <c Bravo! roi d'Aûga; tu as raison; il avait promis secours aa roi de Sindhu, et il le laissa tranquillement périr sous les coups d'Arjuna. Comment l'expliquer, si ce n'est ainsi ? »
27. Le reproche' (garhana): proclamer les défauts, les torts d'un autre pour se rehausser soi-même. Ex.: Venî. III, Açvatthâman à Karna : « Quelles armes ont perdu leur efficacité par la maladresse d'un maitre? Est-ce les miennes ou les tiennes ? »
28. La question* (prcchâ) : s'interroger soi-même ou demander respectueusement à d'autres un renseignement. Ex.: Venî. IV. Sundaraka: « Seigneurs, n'auriez-vouspasvu aujourd'hui même, accompagné de son écuyer, le grand roi Duryodhana ? »
29. Le lieu commun^ [prasiddhi) : se servir de formules banales, de phrases toutes faites, de dictons et d'adages pour exprimer sa pensée. Ex. : Çak. v. 19. « Tout chargé de mousses parasites, le lotus est encore charmant; le disque de l'astre aux rayons lunaires, même avec ses taches, fait briller sa beauté; cette jeune fille si svelte est séduisante même sous la tunique d'écorce; tout n'est-il pas un ornement quand les formes sont jolies ? »
30. La méprise * [sârùpya] : se laisser prendre à une ressemblance qui trompe les yeux, les oreilles. Ex. : Venî. VI.