Bh. XVllI, 106 (corr. padâni tv agatâ»). - D. III
la ville de Virâta , cachés sous un déguisement, les Pândavas.
Le Sâhitya-Darpana * donne de ce terme une définition entièrement différente que nous retrouverons à propos du prologue.
2. L'attache* [avalagita) : a. Lorsqu'une première affaire est engagée déjà, une autre s'y substitue en la continuant. Ex. : Uttaracarita, acte L Sîtâ, par caprice de femme enceinte, demande à se promener dans les forêts où elle vécut jadis en exilée ; Râma j consent. Durmukha, l'espion du roi, vient lui rapporter alors les propos des gens d'Ayodhyâ qui soupçonnent et accusent leur reine. Docile aux devoirs de la royauté, Râiùa se résout à éloigner Sitâ ; elle monte dans le char et croit partir en promenade, alors qu'elle part en exil.
b. Lorsqu'il s'agit d'une chose, une autre se présente. Ex. : Chalitarâma. Râma : « Mon cher Laksmana, je ne puis entrer sur ce char céleste dans Ayodhyâ; descendons... Mais voilà quelqu'un au pied du trône debout devant des sandales, les cheveux relevés sur la tête, avec un chasse-mouches. »
Le Daça-Rûpa* seul indique cette seconde division de l'attache.
3. L'apparence' {prapancà) : dialogue comique de deux personnages qui vantent chacun les vices ou les défauts de l'autre. Ex. : Karpùramanjarî, I, v. 23. Bhairavânanda : « Une veuve, une mégère ou une femme consacrée comme épouse légitime, du vin comme boisson, delà viande comme aliment, la mendicité comme moyen d'existence, un bout de peau comme lit : voilà l'usage de ma famille ! à qui ne plairait-il pas ? »
Le Sâhitya-Darpana* change deux mots de la définition et la transforme ainsi : duperie comique qui s'opère au moyeu d'un dialogue. Ex.: Vikramorvaçî, II, se. 1, où la servante Nipunikâ arrache habilement au bouffon le secret des amours du roi.