‹ Le théâtre indienChapitre 95 sur 263 · Bh. XVIII, 113. - D. III, 18. - S · texte numérisé non relu

Bh. XVIII, 113. - D. III, 18. - S

permet au roi de regarder plus longtemps Màlavikâ, et fait sourire la jeune fille.

13. L'adoucissement^ [mrdava) : tourner les qualités en défauts ou les défauts en qualités. Ex. : Çâk. II, v. 38. « La chasse fond la graisse, diminue l'embonpoint, allège le corps et le rend plus résistant à la fatigue ; elle fait connaître les mœurs des animaux, l'efi'et de la colère et de la crainte sur eux; elle montre l'adresse de l'archer dont la flèche va frapper un but mobile. Ceux qui en disent du mal ont tort. Où trouver une pareille distraction ? »

Les quatre parures du drame {nâtakdlamkâras) ne sont indiquées à ce litre spécial que dans Bharata. Le Daça-Rûpa n'en parle point; le SâhityaDarpana, au contraire, leur accorde un long développement, mais en dehors du chapitre fVI) propre à l'Art dramatique, à cause de leur emploi général dans la poésie. Nous nous bornerons donc à traduire les définitions de Bharata ; un exposé complet et détaillé nous entraînerait hors des limites déjà si étendues de notre travail, et conviendrait mieux d'ailleurs à un ouvrage sur l'Art poétique des Indiens.

Les quatre parures' sont : la comparaison, la métaphore, l'illumination, l'allitération.

La comparaison* [npamâ) est un rapprochement fondé sur une ressemblance de traits, d'attributs entre deux objets. Il y en a cinq espèces : P la comparaison élogieuse [praçamsâ) ; 2** la comparaison humiliante {nindâ}; 3** la comparaison imaginaire (kalpitâ; par exemple, comparer des éléphants à des montagnes qui marchent) ; 4** la comparaison simple (sadrçi); 5" la comparaison partielle {kimcitsadrçî ; par exemple, son visage est comme la pleine lune, ses jeux comme le lotus bleu).

La métaphore* [rùpaka] est une comparaison abrégée qui réunit les deux parties jusqu'à faire disparaître leur distinc-

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